Le 12 janvier 2026, le monde du football a perdu une de ses figures emblématiques, Rolland Courbis, décédé à l’âge de 72 ans des suites d’une infection pulmonaire. Ancien joueur et entraîneur, Courbis était également reconnu comme consultant sportif. Sa carrière, marquée par des moments forts, a laissé une empreinte indélébile dans le paysage médiatique français.
EN BREF
- Rolland Courbis est décédé le 12 janvier 2026 à 72 ans.
- Il avait souvent défendu Raymond Domenech lors de polémiques.
- Courbis a critiqué les attaques contre Domenech, soulignant des responsabilités partagées.
Au-delà de sa carrière sportive, Rolland Courbis a su se faire entendre grâce à son franc-parler. Cette caractéristique a souvent été mise en avant lorsqu’il s’agissait de défendre son ami Raymond Domenech, ancien sélectionneur de l’équipe de France. Leur relation, fondée sur des échanges fréquents sur la stratégie et la gestion d’équipe, a été particulièrement mise en lumière lors de la Coupe du Monde 2010, où Domenech a été largement critiqué pour ses choix.
Dans une intervention mémorable en 2010 sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché », Courbis avait pris la défense de Domenech face aux critiques acerbes d’Éric Zemmour. Ce dernier avait évoqué des rivalités au sein de l’équipe, pointant du doigt des clivages raciaux et culturels. Courbis, en réaction, a insisté sur la nécessité d’analyser la situation dans son ensemble, affirmant qu’il ne fallait pas se limiter à la responsabilité d’un seul homme ou d’un petit groupe de joueurs.
« Disons qu’il faut essayer de regarder la part de responsabilité de chacun », avait déclaré Courbis. Il ajoutait que la responsabilité ne reposait pas uniquement sur Domenech, mais qu’elle était collective, impliquant l’ensemble de l’équipe et de l’encadrement. Cette vision holistique témoigne de la compréhension profonde qu’il avait du monde du football et des enjeux qui l’entourent.
Dans le cadre de cette défense, Courbis avait également souligné l’impact des circonstances difficiles entourant la sélection. Il avait mis en avant la complexité de la gestion d’une équipe composée de joueurs aux origines diverses, chacun avec ses propres attentes et pressions. « À ce sélectionneur moyen, dans une période très difficile à gérer, on lui met le nom de son remplaçant avant même la Coupe du Monde », avait-il déclaré, questionnant ainsi la logique de certaines critiques.
Son accent chantant et son style direct ont marqué les esprits, et ses interventions sur RMC ont fait de lui une figure respectée dans le milieu. Courbis a souvent rappelé que les critiques à l’encontre de Domenech ne prenaient pas en compte la réalité des défis qu’il devait relever. Pour lui, il était essentiel de réfléchir à la motivation et à l’autorité dans le cadre de la sélection, tout en dénonçant l’injustifiable. « Il va la chercher où la motivation et l’autorité ? », avait-il interrogé avec une verve qui lui était propre.
Rolland Courbis laisse derrière lui un héritage riche, tant sur le terrain qu’en dehors. Son soutien indéfectible à Raymond Domenech témoigne de sa loyauté et de son engagement envers ses collègues et amis. La diffusion d’un épisode de « Léo Mattei, Brigade des mineurs » sur TF1, dans lequel il a fait une apparition, prévu pour le 26 février, sera une occasion de se souvenir de son talent et de sa personnalité unique.
Les mots de Courbis résonnent encore, rappelant à tous que le football est un sport d’équipe, où la solidarité et le soutien mutuel sont primordiaux. Dans un monde où les critiques peuvent être acerbes, il est essentiel de rappeler que derrière chaque décision, il y a des hommes et des femmes qui travaillent dur pour atteindre l’excellence.