Roselyne Bachelot défend Emmanuel Macron face aux rumeurs autour de la visite du pape Léon XIV

À quelques jours de l’arrivée de Léon XIV en France, la préparation de son voyage apostolique suscite de vives réactions. Les détails du protocole entre Paris et le Saint-Siège alimentent les discussions, notamment concernant le rôle d’Emmanuel Macron. Roselyne Bachelot a exprimé son agacement face aux rumeurs lors de son passage sur le plateau de C à vous.

EN BREF

  • Léon XIV visitera la France du 25 au 28 septembre, avec Emmanuel Macron à l’Élysée.
  • Roselyne Bachelot qualifie de « grotesques » les polémiques autour du protocole.
  • Le voyage est présenté comme un moment de réconciliation, selon l’ancienne ministre.

Le pape Léon XIV sera en France pour un voyage apostolique du 25 au 28 septembre, visitant Paris, Lourdes et Metz. À son arrivée, il sera accueilli par Emmanuel Macron à l’Élysée, avant une série de rencontres officielles. La programmation inclut des événements religieux majeurs, tels que des vêpres à Notre-Dame et une messe place de la Concorde, mais Emmanuel Macron ne participera pas aux célébrations religieuses en raison des principes de laïcité. Cette décision a suscité des réactions variées au sein de l’opinion publique et des élus.

Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture, a pris la parole sur le plateau de C à vous pour dénoncer les polémiques entourant la visite. Elle a exprimé son agacement face à ces commentaires, qu’elle qualifie de « misérables ». Elle a précisé qu’en tant qu’agnostique, elle respectait ceux qui assistent aux messes tout en affirmant que la venue du pape devrait être vue comme « un moment de réconciliation ». Selon elle, Emmanuel Macron fait preuve de la « bonne mesure » dans son accueil du souverain pontife.

Les préparatifs de la visite ont également révélé des divergences protocolaires entre Paris et Rome. Emmanuel Macron avait exprimé le souhait d’accompagner Léon XIV à Notre-Dame, notamment pour lui présenter les travaux de restauration. Cependant, cette proposition n’a pas été retenue par le Saint-Siège. D’autres gestes protocolaires, comme un accueil militaire d’envergure ou la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur, ont également été écartés.

La Conférence des évêques de France a rappelé que ce voyage est avant tout un voyage apostolique, où le pape agit en tant que chef de l’Église. De son côté, l’Élysée a souligné que les préparatifs se déroulent dans un climat de confiance, malgré quelques tensions soulevées par le protocole. Cela met en lumière la complexité de l’organisation d’un tel événement, qui doit concilier les attentes du gouvernement français et du Vatican.

Le programme de la visite se veut dense et significatif : après Paris, le pape se rendra à Lourdes puis à Metz pour évoquer des thématiques importantes telles que la paix et l’unité en Europe. La nature pastorale et religieuse de ce déplacement rappelle l’essence même de la mission du pape.

En somme, la visite de Léon XIV en France est attendue avec un mélange d’enthousiasme et de scepticisme. Les débats autour du rôle d’Emmanuel Macron et des protocoles établis montrent que la laïcité est un sujet sensible, mais aussi révélateur des enjeux contemporains entre religion et politique.