Ce vendredi 20 mars, Sarah Knafo a pris la parole sur BFMTV-RMC pour répondre aux accusations portées par Emmanuel Grégoire, qui l’accusait d’avoir retiré sa candidature à la mairie de Paris sous la pression d’Emmanuel Macron. Cette déclaration a suscité des réactions fortes de la part de la femme politique, qui a qualifié les propos de son interlocuteur de « mensonges ».
EN BREF
- Sarah Knafo dément les accusations d’Emmanuel Grégoire sur sa candidature.
- Emmanuel Macron a également réagi en qualifiant les propos de Grégoire de « faux ».
- Les tensions autour des élections municipales à Paris se ravivent.
Lors d’une interview sur franceinfo, le jeudi 19 mars, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, a affirmé qu’Emmanuel Macron avait demandé à Sarah Knafo de se retirer. Il a évoqué une intervention directe du président, indiquant que cela avait été fait pour favoriser sa candidate, Rachida Dati. Les accusations de Grégoire, qui a déclaré que « tout est bon pour gagner », ont créé un climat de tension palpable au sein du paysage politique parisien.
Sarah Knafo, compagne d’Éric Zemmour, a réagi avec véhémence lors de son passage sur BFMTV. Elle a souligné que les déclarations de Grégoire étaient infondées, en affirmant : « J’ai écouté monsieur Emmanuel Grégoire ce matin sur RTL, et je l’ai trouvé bien moins affirmatif qu’il ne l’était hier. Maintenant il dit : ‘C’est ce qu’on m’a dit, c’est ce que j’ai entendu.’ Monsieur Grégoire entend des voix… »
Elle a également précisé qu’une demande de la part d’Emmanuel Macron n’aurait pas influencé sa décision, rappelant qu’elle avait elle-même pris l’engagement de ne pas laisser la droite perdre face à la gauche. « Ce n’est pas Emmanuel Macron qui a dit à ma place, le premier soir de mon annonce de candidature sur TF1, que jamais je ne ferais perdre la droite et que je ferai tout pour battre la gauche. C’est moi qui l’ai dit, c’est mon sens des responsabilités », a-t-elle ajouté.
Les tensions entre les différents acteurs politiques s’intensifient alors que les élections municipales approchent. Emmanuel Macron, en déplacement à Bruxelles pour un sommet européen, a également été interpellé sur cette affaire. Il a déclaré que les propos de Grégoire n’avaient « aucun sens » et qu’ils déshonoraient celui qui les tenait. Le président a insisté sur le fait qu’il ne connaissait pas personnellement Sarah Knafo et qu’il ne s’immisçait pas dans les affaires municipales.
Cette situation met en lumière les rivalités croissantes au sein de la politique parisienne, alors que les candidats se préparent pour des élections qui s’annoncent déjà controversées. Les déclarations d’Emmanuel Grégoire, suivies de la réponse cinglante de Sarah Knafo, témoignent d’une ambiance électorale électrique, où chaque mot compte et où les alliances se redéfinissent à l’approche du scrutin.
Alors que le climat politique devient de plus en plus chargé, il sera intéressant de suivre l’évolution de cette situation et de voir comment les électeurs réagiront aux accusations et aux dénégations des différents protagonistes. Les prochaines semaines seront cruciales pour l’avenir politique de Paris et des candidats en lice.