La dĂ©putĂ©e Sarah Knafo, figure montante du parti ReconquĂȘte, a rĂ©cemment fait parler d’elle lors d’une interview accordĂ©e Ă France Inter. Alors qu’elle a officiellement annoncĂ© sa candidature Ă la mairie de Paris, son franc-parler et ses rĂ©actions face aux questions d’une journaliste ont suscitĂ© de vives rĂ©actions.
EN BREF
- Sarah Knafo, candidate Ă la mairie de Paris, s’illustre par son tempĂ©rament.
- Un échange tendu avec la journaliste Carine Bécard a mis en lumiÚre sa position.
- Elle conteste l’utilisation politique du nom de la jeune Lola lors de l’Ă©mission.
Le 4 mai 2025, lors de l’Ă©mission Questions politiques diffusĂ©e en direct, la dĂ©putĂ©e a eu un Ă©change particuliĂšrement animĂ© avec Carine BĂ©card. Ce dernier a mis en exergue les tensions qui peuvent exister entre les politiques et les journalistes, surtout lorsque des sujets sensibles sont abordĂ©s. La discussion a rapidement pris un tournant lorsqu’il a Ă©tĂ© question du meurtre d’Aboubakar CissĂ©, un jeune Malien, dont le dĂ©cĂšs tragique a profondĂ©ment marquĂ© l’actualitĂ© rĂ©cente.
Sarah Knafo n’a pas hĂ©sitĂ© Ă dĂ©fendre son point de vue, affirmant que les questions posĂ©es ne correspondaient pas Ă ses rĂ©ponses. Un Ă©change qui a pris une tournure plus acerbe lorsque BĂ©card lui a rappelĂ© son rĂŽle d’invitĂ©e, censĂ©e rĂ©pondre aux interrogations. « Je suis en train dây rĂ©pondre », a insistĂ© Knafo, soulignant son dĂ©sir de contrĂŽler le discours autour des Ă©vĂ©nements tragiques.
En parallĂšle, elle a exprimĂ© son refus de reconnaĂźtre l’expression « islamophobie d’Ătat », une position qui a Ă©galement provoquĂ© des remous. La dĂ©putĂ©e a accusĂ© France Inter d’avoir « cĂ©lĂ©brĂ© les manifestations » organisĂ©es Ă La Grande-Combe et Ă Paris, en lien avec des figures de gauche comme Jean-Luc MĂ©lenchon. Carine BĂ©card s’est empressĂ©e de contredire cette affirmation, rappelant que leur rĂŽle est d’informer et non de cĂ©lĂ©brer.
La tension a encore montĂ© lorsque la question du meurtre de la jeune Lola a Ă©tĂ© soulevĂ©e par Knafo, une intervention qui a Ă©tĂ© jugĂ©e hors sujet par BĂ©card. « Nous ne pouvons pas revenir sur tout », a-t-elle dĂ©clarĂ©, avant d’interroger Knafo sur sa capacitĂ© Ă accepter les questions posĂ©es. Cette provocation a, au contraire, ravivĂ© le ton et la dĂ©putĂ©e a rĂ©torquĂ© : « Câest ce que je fais, mais quand on parle dâun enfant français, pour vous, ce nâest pas une rĂ©ponse. »
Un Ă©lĂ©ment essentiel de cet Ă©change a Ă©tĂ© la mention du souhait de la mĂšre de la jeune Lola de ne pas voir son nom utilisĂ© Ă des fins politiques. BĂ©card a rappelĂ© qu’une dĂ©claration officielle avait Ă©tĂ© faite Ă ce sujet. Knafo a cependant contestĂ© cette version, affirmant que la mĂšre de Lola avait exprimĂ© sa gratitude envers ceux qui avaient manifestĂ© en mĂ©moire de sa fille. « Sâil vous plaĂźt, nâinventez pas de propos Ă cette pauvre famille dont le pĂšre est mort de chagrin », a-t-elle conclu, laissant l’Ă©mission dans un climat de tension palpable.
Ce moment fort illustre non seulement le tempĂ©rament de Sarah Knafo, mais aussi les dĂ©fis auxquels elle sera confrontĂ©e en tant que candidate Ă la mairie de Paris. Son approche directe et parfois polarisante pourrait bien redĂ©finir les codes de la communication politique dans un contexte oĂč les Ă©lecteurs attendent des rĂ©ponses claires et authentiques.
