Un climat de tension s’installe autour du milieu périscolaire parisien suite à des allégations de maltraitance. Le 29 mars 2026, plusieurs centaines de parents d’élèves des VIIᵉ et XVe arrondissements ont adressé un courrier au maire de Paris, Emmanuel Grégoire, exprimant leur indignation face à des faits de violence, notamment sexuelle, commis par des animateurs sur des enfants dans les structures périscolaires.
EN BREF
- Plusieurs parents dénoncent des faits de maltraitance dans les crèches parisiennes.
- Un nourrisson de cinq mois a été hospitalisé avec un fémur cassé après une journée à la crèche.
- La crèche a radié les enfants de la famille concernée sans explication.
Ce samedi, le journal Le Parisien a révélé le cas d’un petit garçon âgé de cinq mois, pris en charge à l’établissement Caroline-Aigle de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne). À son retour chez ses parents, il présentait une fracture du fémur, un os qui, chez un nourrisson, se casse rarement sans cause extérieure. Selma, la mère de l’enfant, a témoigné de l’angoisse et de la douleur de son fils, qui a été récupéré dans un état alarmant, hurlant de douleur et se raidissant dans les bras de ses parents.
« Je n’ai jamais entendu mon fils hurler comme ça. Il se raidissait et devenait tout rouge, avec des plaques sur le visage », a déclaré Selma. Étrangement, la crèche n’a pas jugé nécessaire de prévenir les parents durant la journée. Après plusieurs passages aux urgences, le diagnostic a confirmé une fracture du fémur, ce qui a également conduit à une enquête de la police, qui a auditionné les parents pendant près de trois heures. Toutefois, ils ont été totalement blanchis des accusations.
Face à l’absence d’explications quant à la blessure de leur enfant, Selma et Antonin ont été informés que la crèche avait décidé de radier leurs deux fils « avec effet immédiat », évoquant une rupture de la « relation de confiance indispensable ». Cette décision a été prise malgré le fait que les parents n’aient pas encore déposé de plainte. Me Lucile Collot, l’avocate du couple, a affirmé que des démarches légales seraient entreprises pour comprendre comment un nourrisson a pu souffrir d’une telle blessure alors qu’il était sous la garde de l’établissement.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large, où de récentes plaintes ont été déposées concernant des incidents similaires dans des crèches de la région. Les signataires de la lettre au maire de Paris demandent des sanctions fermes et un audit indépendant pour s’assurer de la sécurité des enfants dans ces établissements. Les parents expriment une inquiétude grandissante face à des faits alarmants qui mettent en lumière des dysfonctionnements dans le système de garde d’enfants.
Les autorités n’ont pas encore réagi publiquement à ces demandes, mais la pression monte pour que des mesures soient mises en place afin de protéger les enfants et garantir leur sécurité dans les structures d’accueil.