Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidentielle de 2007, exprime sa frustration face à son éviction supposée de l’émission C à vous sur France 5. Lors d’une interview sur Le Média le jeudi 8 octobre, elle a affirmé avoir été systématiquement écartée des invitations à participer à cette émission, tout en soulignant que son rival, Raphaël Glucksmann, bénéficie d’un traitement médiatique favorable.
EN BREF
- Ségolène Royal dénonce son éviction de C à vous au profit de Raphaël Glucksmann.
- Elle accuse l’équipe de l’émission de favoriser son rival lors de la primaire social-démocrate.
- Le conflit entre les deux candidats s’intensifie à quelques heures du vote.
Les tensions entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann s’intensifient alors qu’ils s’affrontent dans les primaires du Parti socialiste, prévues les 9 et 10 octobre. Royal a déclaré que ses efforts pour être invitée à l’émission C à vous ont été systématiquement rejetés. « J’ai eu France Info et c’est tout. J’ai été interdit sur C à vous le soir, chaque fois que je demandais on disait ah non non c’est interdit », a-t-elle affirmé.
Ces accusations surviennent dans un contexte où Glucksmann est également un candidat à la primaire. Royal considère que le traitement médiatique dont elle est l’objet est injuste et que Glucksmann bénéficie d’un traitement privilégié. À ce jour, aucune réponse officielle de l’émission concernant ses accusations n’a été publiée, ce qui rend difficile la validation de ses allégations.
Dans ses critiques, Ségolène Royal cite des événements récents impliquant le journaliste Thomas Legrand, en insinuant que certains choix d’invités sont motivés par une volonté de mettre en avant son rival. « C’est les mêmes qui ont été piégés pendant le repas avec Thomas Legrand… On pousse Raphaël, non non ils le font », a-t-elle déclaré. Cette interprétation de la couverture médiatique souligne son sentiment d’être mise de côté dans cette compétition.
Le conflit entre les deux candidats ne se limite pas aux plateaux de télévision. Une conversation diffusée par Le Média a révélé que Glucksmann tenait des propos critiques à l’égard de Royal, et cette dernière a réagi en l’accusant d’essayer de « réaliser une forme de hold-up » sur le Parti socialiste. Les deux candidats s’opposent également sur les stratégies à adopter à gauche et sur leurs parcours politiques respectifs.
Royal ne se limite pas à critiquer les médias. Elle a également exprimé son indignation face à la manière dont Glucksmann aborde la primaire. « Il vient dans la primaire du PS en parlant de hold-up », a-t-elle déclaré, s’opposant à l’idée d’une participation financière de 15 euros demandée aux votants. Cette primaire rassemble cinq candidats, et plus de 140 000 électeurs se sont inscrits pour voter électroniquement.
Ces dernières semaines, les échanges entre Royal et Glucksmann ont été marqués par des tensions croissantes. Lors d’un débat le 4 octobre, ils ont eu des désaccords importants sur la stratégie à adopter à gauche et sur les alliances possibles après la primaire. À l’approche du vote, Ségolène Royal choisit d’utiliser les médias pour faire entendre sa voix, élargissant ainsi le champ de son conflit avec Glucksmann.
En mettant en lumière son éviction présumée de C à vous, elle transforme une rivalité politique déjà intense en un véritable règlement de comptes médiatique. La suite de cette bataille pourrait avoir des répercussions significatives sur la dynamique au sein du Parti socialiste et sur les résultats de la primaire.