Alors qu’il s’apprête à retrouver son public avec une nouvelle tournée, Sinclair, le célèbre chanteur, a partagé des réflexions sur sa vie actuelle et son parcours lors d’un entretien avec Ouest-France. Installé à Arles en Camargue depuis six ans, l’artiste de 56 ans évoque un chemin de résilience, marqué par des épreuves personnelles difficiles.
EN BREF
- Sinclair se confie sur sa nouvelle vie à Arles, loin des projecteurs.
- Il évoque sa période sombre, qualifiée de « tunnel de l’enfer ».
- Le chanteur prépare une tournée et se concentre sur le plaisir de faire de la musique.
Dans cet entretien, Sinclair revient sur une longue absence de la scène, durant laquelle il a dû faire face à des défis majeurs. « Il a fallu que je passe par un tunnel de l’enfer avant de renaître aujourd’hui », confie-t-il, soulignant l’importance de cette période pour son épanouissement personnel. Loin d’être pressé par le succès, il affirme désormais chercher avant tout le « kif » dans sa musique et son quotidien.
Un nouveau départ en Camargue
Son installation à Arles n’est pas qu’un simple changement géographique. Sinclair a su s’entourer de nouveaux amis et a même créé un label pour dénicher de jeunes talents. Cette évolution lui permet de retrouver une forme de sérénité et de construire une nouvelle carrière artistique. Avec pragmatisme, il observe : « À l’époque, quand je regardais les artistes, je me disais : 50 ans, c’est fini. Mais en fait, ce qui compte, ce n’est pas de regarder les années, mais de regarder le compteur du kif. »
Son retour sur scène semble être une aventure motivée par une envie de partager, plutôt que par la recherche de reconnaissance. Sinclair admet que son regard sur la musique et l’âge des artistes a changé au fil des années. Ce nouveau regard enrichit sa vision de l’industrie musicale et l’incite à embrasser pleinement son art, sans se soucier des attentes extérieures.
Un passé tumultueux
Dans une précédente interview au Parisien en 2025, Sinclair avait déjà abordé ses difficultés. Entre 2015 et 2019, il avait constaté une désaffection du public lors de ses concerts, une période qu’il décrit comme « une énergie de m*rde ». Il reconnaît avoir navigué dans un océan de problèmes, notamment liés à la drogue et à des difficultés financières, tout en portant les cicatrices d’une dépression qu’il n’osait pas nommer.
« J’ai commencé la musique hyper tôt, je faisais plein de concerts, mais je n’avais pas réglé mes problèmes », confie-t-il, soulignant l’impact de son histoire personnelle sur sa carrière. Sinclair se souvient d’une époque où sa vie semblait à l’arrêt, où il devait choisir entre continuer sur une voie destructrice ou quitter Paris pour retrouver un sens à sa vie. C’est dans cette quête de renouveau qu’il a décidé de s’installer en Camargue.
Sa fille, née de son ancienne relation avec Emma de Caunes, est également une figure centrale de ses réflexions. Sinclair évoque avec émotion les sacrifices qu’il a dû faire, mais souligne l’importance de cette séparation dans son processus de guérison.
En conclusion, Sinclair incarne une renaissance artistique et personnelle. Son retour sur scène, accompagné de nouvelles perspectives et de l’envie de faire de la musique pour le plaisir, témoigne d’une transformation profonde. Ce retour aux sources, à la simplicité et à l’authenticité semble être le fil rouge de sa nouvelle aventure, tant sur le plan artistique que personnel.