À 79 ans, Sir Benjamin Slade, baronnet britannique, fait à nouveau la une des médias avec une offre pour le moins étonnante. Il recherche une femme pour lui donner un fils héritier, tout en proposant un salaire mensuel de 57 000 euros. Cette annonce soulève des questions sur ses véritables motivations et sur une vision de la famille qui semble ancrée dans une époque révolue.
EN BREF
- Sir Benjamin Slade recherche une femme pour lui donner un héritier.
- Conditions étonnantes incluent l’âge et des exclusions spécifiques.
- Sa quête soulève des critiques sur des valeurs patriarcales persistantes.
Sir Benjamin Slade n’est pas un inconnu au Royaume-Uni. Homme d’affaires prospère, il est habitué à l’attention médiatique. Toutefois, depuis 2017, son nom est associé à une recherche peu conventionnelle : celle d’une « bonne reproductrice » pour assurer la continuité de son nom, une démarche qui tranche avec les pratiques habituelles de transmission de patrimoine.
La séparation d’avec son ancienne compagne, Bridget Convey, aurait été l’élément déclencheur de cette quête. À ses yeux, elle était devenue « trop âgée » pour lui offrir l’héritier tant désiré. Depuis, Sir Slade a multiplié les annonces, tant en ligne que dans les médias, une manière directe de résoudre une question de succession que d’autres préfèrent aborder de manière plus discrète.
Les critères de sélection étonnants
Les exigences de Sir Benjamin pour ses candidates sont tout sauf banales. Il recherche une femme qui doit avoir entre 30 et 40 ans de moins que lui. Mais cela ne s’arrête pas là. Il exclut certaines catégories de personnes : pas de femmes nées sous le signe du Scorpion, pas de lectrices du Guardian, et pas d’Irlandaises. En revanche, il privilégie celles ayant un permis de chasse, un permis de conduire et même des armoiries.
Il n’hésite pas à affirmer qu’un certain niveau de richesse serait un atout non négligeable. « Une grande fortune serait encore mieux », déclare-t-il, révélant ainsi une vision matérialiste derrière sa quête d’héritier. Avec un salaire de 50 000 livres sterling par mois, soit environ 57 000 euros, le baronnet offre également le logement et les repas sur son domaine de 526 hectares dans le sud-ouest de l’Angleterre.
Un passé qui interroge
Cependant, derrière cette façade de recherche d’un héritier se cache un passé personnel tumultueux. Sir Slade a été marié pendant plus de vingt ans à une femme dont les nombreux chats auraient été un facteur de la rupture. Il a depuis eu plusieurs compagnes, dont l’une a été écartée faute de pouvoir lui donner un héritier. En 2021, il a annulé son mariage avec une poétesse américaine avec qui il a eu une fille par FIV, mais cette dernière n’a plus de contact avec lui.
Ce même année, Sir Benjamin a été reconnu coupable par un tribunal du travail pour licenciement abusif et discrimination envers deux employés tombés enceintes. Ces éléments soulèvent des interrogations sur sa vision de la famille et de la maternité.
Dans le débat public, cette annonce suscite de vives critiques. Beaucoup y voient une démarche révolue, teintée de sexisme et de valeurs patriarcales qui persistent dans certains cercles aristocratiques. La quête d’un héritier au sein de l’aristocratie britannique soulève des réflexions sur la transmission de patrimoine et les conséquences que cela peut engendrer, tant sur le plan familial que social.
Les annonces de Sir Benjamin Slade continuent de faire parler d’elles, mais rien ne garantit qu’une candidate se présentera, surtout à la lumière des révélations sur son passé. Une chose est sûre : sa quête soulève des questions profondes sur la solitude, la famille et la manière dont nous envisageons la transmission de nos valeurs.