À l’approche du premier tour des élections municipales, prévu le 22 mars 2026, les candidats à la mairie de Paris ont présenté leurs mesures concernant le stationnement dans la capitale. Une question cruciale pour de nombreux Parisiens, qui se traduit par des propositions variées allant de la création de nouvelles places à la révision des tarifs en vigueur.
EN BREF
- Les candidats dévoilent leurs mesures sur le stationnement à Paris.
- Propositions variées allant de la création de places à l’harmonisation des tarifs.
- Le stationnement, sujet central de la campagne électorale municipale.
Le stationnement est devenu un véritable casse-tête pour les habitants de la capitale. Alors que la question des transports occupe une place centrale dans cette campagne, celle du stationnement n’est pas en reste. Chaque candidat a esquissé ses mesures pour améliorer la vie des automobilistes parisiens.
Parmi les mesures notables, Pierre-Yves Bournazel, candidat Renaissance-Horizons et se présentant comme l’« anti-pagaille », propose de racheter 80 000 places de parkings souterrains. Il plaide également pour la gratuité du stationnement pour les résidents et les travailleurs à Paris. En revanche, dans un élan de réduction de l’espace dédié aux voitures, il envisage de supprimer 70 000 places de stationnement en surface, libérant ainsi un tiers de l’espace pour les Parisiens. Pour financer cette mesure, chiffrée à près d’un milliard d’euros, il propose de vendre le Parc des Princes au PSG.
De son côté, Sophia Chikirou, candidate de La France insoumise, souhaite libérer les trottoirs des véhicules mal garés. Elle propose de privilégier le stationnement souterrain et de reprendre progressivement la gestion des parkings souterrains. Pour réduire la congestion, elle envisage la mise en place d’une plate-forme publique de réservation centralisant l’offre de stationnement. Par ailleurs, elle souhaite adapter les tarifs de stationnement résidentiel en fonction du quotient familial.
Rachida Dati, candidate des Républicains et du MoDem, propose d’instaurer un tarif de stationnement unique pour tout Paris, permettant ainsi une plus grande flexibilité pour les familles. Elle envisage également de revenir à la gratuité du stationnement pour les deux-roues motorisés et de développer des parkings relais aux portes de la capitale.
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie, promet de réserver 25 % des places de stationnement pour les personnes à mobilité réduite et les livraisons. En raison de la baisse du nombre de voitures à Paris, il encourage les résidents à utiliser les parkings souterrains, qu’il juge aujourd’hui sous-utilisés.
Pour Sarah Knafo, eurodéputée, la circulation à Paris ne doit plus être un luxe. Elle propose la gratuité du stationnement pour les deux-roues, ainsi qu’une gratuité de la première heure de stationnement pour tous les véhicules. Ses mesures comprennent également la création de 15 000 nouvelles places de stationnement et la mise à disposition en temps réel des places disponibles via des applications de navigation.
Thierry Mariani, candidat du Rassemblement national, prévoit la création de 20 000 nouvelles places et souhaite rétablir la gratuité du stationnement dans les parcs pour permettre aux familles d’y accéder plus facilement. Il dénonce des tarifs qu’il qualifie de discriminatoires et souhaite assurer l’égalité du stationnement.
Cette diversité de propositions témoigne de l’importance croissante du stationnement dans le débat public parisien. Les candidats tentent tous de répondre à une problématique qui touche de nombreux Parisiens, tout en cherchant à concilier mobilité, accessibilité et respect de l’environnement. À une semaine du scrutin, il est essentiel pour les électeurs de se familiariser avec ces propositions afin de faire un choix éclairé.