Ce vendredi 26 juin, le procès en appel de Stéphane Plaza s’est ouvert devant la cour d’appel de Paris. L’animateur, déjà condamné à un an de prison avec sursis pour violences conjugales, fait face à des accusations d’une ex-compagne, Amandine, qui décrit un climat de violences physiques et psychologiques durant leur relation.
EN BREF
- Stéphane Plaza est jugé en appel pour des accusations de violences conjugales.
- Une ex-compagne témoigne de violences physiques et psychologiques pendant leur relation.
- Le procès se poursuivra avec les réquisitions et les plaidoiries mercredi prochain.
Amandine, âgée de 38 ans, a livré un témoignage poignant, décrivant son expérience comme « un climat de terreur ». Elle a évoqué des menaces explicites, rapportant des propos de Plaza : « Si tu portes plainte, t’as intérêt à avoir les reins solides, car je suis millionnaire et je peux payer autant d’avocats que je veux. » Cette intimidation, selon elle, a marqué le début d’une dynamique de contrôle dans leur relation.
Un incident marquant a été détaillé au cours de l’audience : le 25 avril 2022, Amandine a été victime d’une agression où ses doigts auraient été tordus avec une telle force qu’elle a subi dix jours d’incapacité de travail. Elle a exprimé sa consternation face à cette violence, se demandant : « Comment peut-on prendre le membre de quelqu’un et se dire “je vais le casser comme une branche morte” ? » Cette interrogation illustre la gravité de la situation qu’elle a vécue.
La jalousie et le contrôle ont également été des thèmes centraux de son récit. Bien qu’elle ait mentionné l’infidélité de l’animateur, elle a insisté sur le fait que sa préoccupation principale était la violence et le climat de peur qui régnait au quotidien. « Je me suis demandé si j’allais mourir », a-t-elle confié, témoignant de l’angoisse omniprésente qu’elle a ressentie.
Stéphane Plaza, âgé de 56 ans, a rejeté une partie des accusations qui pèsent contre lui. Ses avocats ont qualifié l’incident concernant la main d’Amandine de « geste involontaire et mal maîtrisé ». L’animateur a relaté sa version des faits, affirmant qu’il tentait simplement de quitter l’appartement et qu’il n’avait aucune intention violente. « Le moindre contact est donc une violence ? Ça me paraît fou », s’est-il défendu. Il a même évoqué un moment où il se serait adressé à son chien pour apaiser la situation, une tentative qui pourrait sembler dérisoire face aux accusations graves.
Un message envoyé par Plaza après l’incident a été présenté comme preuve devant la cour. Ce dernier, qui disait : « Courage pour ta main, signé l’homme le plus violent du monde, je t’embrasse tendrement », a suscité des interrogations sur la nature de sa relation avec Amandine et sur sa perception de la violence.
Le procès se poursuivra mercredi avec les réquisitions et les plaidoiries. Ce dossier, qui a déjà conduit à la déprogrammation des émissions de l’animateur, continue de diviser les opinions et de soulever des questions sur la violence conjugale et son traitement dans la société.