Sylvester Stallone s’enthousiasme pour l’impact de l’intelligence artificielle au cinéma

Icône de Hollywood, Sylvester Stallone fascine le public depuis plusieurs décennies grâce à ses rôles emblématiques dans des franchises cultes comme Rocky et Rambo. À 80 ans, l’acteur américain continue d’étonner non seulement par sa longévité, mais aussi par la pertinence de ses réflexions. Récemment, il a abordé un sujet d’actualité qui agite l’industrie du divertissement : la montée en puissance de l’intelligence artificielle (IA) dans le cinéma. Ce débat mondial suscite des inquiétudes parmi producteurs, réalisateurs et acteurs : ces technologies vont-elles enrichir ou appauvrir la création cinématographique ?

EN BREF

  • Sylvester Stallone exprime son soutien à l’intelligence artificielle dans le cinéma.
  • Il met en garde contre la résistance à cette évolution technologique.
  • Hollywood et la Chine adoptent des approches divergentes face à l’IA.

Invité de l’émission audio The Overlap et dans une vidéo publiée le 22 octobre 2026 sur YouTube, Stallone a exprimé son point de vue sans détour. Pour lui, il est déjà trop tard pour faire marche arrière. « Je m’attire des ennuis quand je dis ça, mais l’IA est là pour rester », affirme-t-il. Selon lui, vouloir résister à cette vague équivaut à espérer arrêter une avalanche. « Nous ne pouvons pas arrêter ça. C’est une avalanche hors de notre contrôle. Tout cela nous échappe. Si vous ne suivez pas le mouvement, vous serez piétiné par lui », insiste-t-il. Le message est clair : le cinéma est en pleine mutation, et chacun doit s’adapter ou risquer de disparaître.

Cette transformation rapide est déjà observable à travers diverses expériences numériques. Stallone évoque notamment la tendance croissante des stars à vendre leur image, anticipant que des avatars de célébrités deviendront monnaie courante. « Il va y avoir vingt avatars d’Elvis… C’est en train de se produire », annonce-t-il. Au-delà de l’enthousiasme, l’acteur n’hésite pas à glisser un avertissement : le train de l’IA avance à toute allure. Selon lui, les débats qui émergent autour de cette technologie cachent des opportunités narratives inédites qui pourraient enrichir le cinéma.

Alors qu’Hollywood débat encore, la Chine passe déjà à l’acte avec la sortie en salle de Sanxingdui : Future Past, le premier long-métrage entièrement généré par intelligence artificielle, prévu pour le 23 octobre 2026. Ce film marque un tournant significatif dans l’utilisation de l’IA dans l’industrie cinématographique.

La course technologique touche également les grandes franchises. Pour le futur film de la saga Rambo, Stallone a proposé un concept audacieux : jouer lui-même la version jeune de son personnage, rajeuni numériquement par l’IA. « Je voulais faire quelque chose moitié humain, moitié IA, puis combiner les deux », confie-t-il. Toutefois, le studio a finalement opté pour une approche plus traditionnelle, confiant le rôle du jeune Rambo à Noah Centineo, un choix révélateur des hésitations d’Hollywood face à l’IA. Si cette technologie fascine, elle suscite également des réticences à l’idée de confier l’essence d’un rôle à un algorithme, aussi performant soit-il.

Ce dilemme illustre une industrie encore partagée. Un incident marquant a eu lieu début 2025 avec le film The Brutalist de Brady Corbet. Son monteur, Dávid Jancsó, a utilisé l’IA pour améliorer l’accent hongrois d’Adrien Brody et Felicity Jones, ce qui a provoqué un vif débat sur la frontière entre aide technique et manipulation créative. D’un côté, les pionniers comme Stallone qui voient dans ces outils une manière de repousser les limites ; de l’autre, les puristes inquiets d’une déshumanisation du jeu d’acteur.

En somme, l’enthousiasme de Stallone pour l’intelligence artificielle dans le cinéma ouvre un nouveau champ de réflexion. Si cette évolution technologique représente un défi, elle constitue également une opportunité pour réinventer la narration cinématographique. L’avenir du cinéma pourrait bien dépendre de la capacité de l’industrie à embrasser ces changements tout en préservant l’essence même de l’art cinématographique.