Tariq Ramadan condamné à 18 ans de prison, il exige un nouveau procès

Tariq Ramadan, célèbre islamologue et figure controversée du débat public, a été condamné à 18 ans de réclusion par la cour criminelle de Paris pour viols sur trois femmes. Depuis cette décision, rendue le 25 mars 2026, il clame son innocence et réclame un nouveau procès. Son état de santé fragile, dû à une sclérose en plaques, a soulevé des questions sur sa capacité à participer au procès initial, qu’il n’a pas pu suivre en raison de son hospitalisation.

EN BREF

  • Tariq Ramadan condamné à 18 ans pour viols, conteste le verdict.
  • Il réclame un nouveau procès et affirme son innocence.
  • Son état de santé soulève des questions sur les conditions de son procès.

Le verdict a été prononcé à huis clos, alors que Ramadan était absent, hospitalisé en psychiatrie à Genève. Les accusations qui pèsent sur lui ont terni son image d’intellectuel respecté dans certains cercles, et il a depuis longtemps dénoncé une cabale visant à le discréditer. Dans ses déclarations, il insiste sur le fait qu’il n’a jamais fui la justice, évoquant son hospitalisation comme un obstacle à sa présence au procès.

« Je veux un nouveau procès, contradictoire cette fois, je veux prouver que ces femmes ont menti. Je vais me battre par tous les canaux du droit », a-t-il déclaré peu après le verdict, soulignant sa détermination à contester cette décision qu’il considère comme injuste. Ses avocats, qui n’étaient pas présents lors de l’annonce du verdict, prévoient de faire appel et d’explorer toutes les options juridiques disponibles. Ils contestent la forme et le fond de la condamnation.

Cette affaire n’est pas un cas isolé pour Ramadan. En septembre 2024, il avait déjà été condamné en Suisse à trois ans de prison pour viol sur personne vulnérable. Tout au long de sa carrière, il a multiplié les interventions pour défendre sa cause, affirmant qu’il s’agit d’une volonté de « le faire disparaître » et d’écarter une voix musulmane influente du débat public.

La question de son état de santé a été centrale dans cette affaire. Malgré son diagnostic de sclérose en plaques, une expertise judiciaire a conclu qu’il était apte à comparaître. Cette décision a été critiquée par Ramadan, qui souhaite avoir la possibilité de se défendre pleinement lors d’un nouveau procès. Il insiste sur le fait que son incapacité à se présenter ne doit pas être interprétée comme une fuite ou un manque de respect envers le système judiciaire.

La tension entre Tariq Ramadan et la justice française reste palpable. Les avocats de l’islamologue affirment que le dossier est loin d’être clos, évoquant la complexité des enjeux judiciaires et médicaux. Dans un contexte où les personnalités publiques sont régulièrement confrontées à des accusations graves, cette affaire soulève des interrogations sur l’équilibre entre justice et médiatisation.

Alors que les recours sont en cours, le nom de Tariq Ramadan continuera d’être associé à cette affaire qui soulève de nombreuses questions sur le traitement des personnalités médiatiques dans le système judiciaire. La décision de la cour sera scrutée de près, tant par les observateurs du milieu judiciaire que par ceux qui suivent l’actualité des débats sur l’islam en Europe.