Témoignage poignant de Ghassan Salamé depuis Beyrouth après les bombardements

Le jeudi 9 avril 2026, Ghassan Salamé, ministre de la Culture du Liban et père de la journaliste Léa Salamé, a pris la parole en direct sur BFMTV pour témoigner du chaos qui règne à Beyrouth après une série de bombardements d’une intensité rare. Ce témoignage, empreint d’émotion et de gravité, est survenu après que plus de 300 personnes aient perdu la vie dans cette tragédie, plongeant la ville dans un état de choc et de désespoir.

EN BREF

  • Ghassan Salamé témoigne du chaos à Beyrouth après des bombardements meurtriers.
  • Il appelle à une trêve de 15 jours pour favoriser les négociations.
  • Le lien fort entre Ghassan et sa fille Léa Salamé est mis en lumière.

Ce direct a révélé non seulement la voix d’un homme confronté à l’horreur, mais également son lien indéfectible avec sa fille, Léa Salamé, qui s’est forgé une place de choix dans le paysage médiatique français. Les mots de Ghassan Salamé ont résonné auprès de millions de téléspectateurs, touchant à la fois à la tragédie personnelle et à la souffrance collective du peuple libanais.

« Ma voiture a presque sauté lorsqu’une bombe est tombée à 200 ou 300 mètres de là où on était », a-t-il relaté avec une sobriété déconcertante. Ce récit, qui évoque la peur et l’angoisse, fait écho à son appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle intervienne face à l’hémorragie humanitaire qui ravage le pays. En décrivant les violences qui ont secoué une vingtaine de quartiers de la capitale, il a su capturer l’ampleur de la catastrophe : « C’est une attaque à la fois multiple et soudaine et qui a produit un carnage généralisé à travers la ville. »

Dans un moment de lucidité, Salamé a proposé une trêve immédiate de 15 jours pour permettre aux discussions de s’ouvrir, soulignant que la paix est plus que jamais nécessaire. Cette intervention a fait écho à ses préoccupations pour l’avenir du Liban, un pays déjà en proie à de nombreuses crises.

Le rôle de Ghassan Salamé, au-delà de sa fonction politique, est également celui d’un père. Léa Salamé, figure emblématique du journalisme français, a toujours reconnu l’impact immense de son père sur sa carrière. « Il a été essentiel dans la construction de ma vie », a-t-elle souvent déclaré, mettant en avant l’influence qu’il a exercée sur ses choix personnels et professionnels. Ghassan Salamé, né en 1951 dans une famille modeste, a inculqué à ses filles une éthique de travail et un désir d’indépendance.

Leur relation, marquée par une admiration réciproque, est une illustration de l’importance de l’héritage familial. Ghassan se souvient de son éducation, où il a toujours encouragé ses filles à ne jamais dépendre financièrement d’un homme, affirmant que cela constitue « la première des libertés ». Cette maxime a guidé Léa dans son parcours académique, de Sciences Po à la New York University, où elle a fait preuve d’une détermination sans faille.

Leur histoire commune, entre les épreuves et les succès, est mise en lumière par des anecdotes touchantes. Ghassan Salamé, avec humour, a souligné la force de sa fille en disant : « Elle est comme Obélix, elle n’a pas besoin de potion magique ! » Cette phrase résume à elle seule la fierté qu’il ressent pour la carrière remarquable de Léa, tout en rappelant l’importance des valeurs qu’il a transmises.

À travers son témoignage, Ghassan Salamé a non seulement apporté un éclairage essentiel sur la situation tragique de Beyrouth, mais a également rappelé le pouvoir des liens familiaux face à l’adversité. Son intervention, poignante et sincère, reste gravée dans les mémoires, tant pour son contenu que pour l’humanité qu’elle véhicule.