Le 22 février 2026, des étudiants iraniens se sont rassemblés dans plusieurs universités de Téhéran pour exprimer leur mécontentement à l’égard du pouvoir en place. Ces manifestations, qui ont rapidement dégénéré en heurts, témoignent d’une montée des tensions dans le pays. Les événements survenus à l’université technologique de Sharif, une institution réputée pour son excellence en ingénierie, illustrent la gravité de la situation.
EN BREF
- Des étudiants ont manifesté contre le régime iranien à Téhéran.
- Des affrontements avec des contre-manifestants ont été rapportés.
- Des slogans appelant à la mort du guide suprême ont été entendus.
Les manifestations de ce samedi ont été marquées par des slogans tels que « mort au dictateur », scandés par des étudiants dans plusieurs établissements universitaires. Selon des vidéos partagées sur les réseaux sociaux et confirmées par l’AFP, des incidents violents ont éclaté, notamment à l’université technologique de Sharif. Ce qui devait être une « manifestation silencieuse et pacifique » a été perturbé par des groupes rivaux, chacun brandissant des portraits commémoratifs des manifestants décédés lors des récentes mobilisations.
Les affrontements ont causé des blessures parmi les participants, certains ayant été blessés par des jets de pierre. La situation à Téhéran n’est pas isolée : des slogans appelant à la mort du guide suprême, Ali Khamenei, ont également été entendus dans plusieurs villes, une première depuis le début des manifestations qui ont suivi la vague de contestation en Iran.
La répression des manifestations par le régime iranien a été documentée par des organisations de défense des droits humains. Ces dernières ont mis en lumière des abus graves, tels que des viols, des tortures et des disparitions forcées, imputés aux Gardiens de la Révolution. Ces révélations alimentent encore davantage le ressentiment parmi les étudiants et la population en général.
Alors que les tensions persistent, l’avenir semble incertain. Les manifestations étudiantes pourraient signaler le début d’un nouveau chapitre dans la lutte pour des réformes et une meilleure gouvernance en Iran. Les autorités devront faire face à cette colère croissante, qui pourrait avoir des répercussions importantes sur la stabilité du pays.
Les événements récents à Téhéran ne sont qu’un reflet d’une société en quête de changement. Les étudiants, souvent à l’avant-garde des mouvements de contestation, incarnent l’espoir d’une génération désireuse de démocratie et de justice. La vigilance sera de mise dans les jours à venir, alors que le régime cherche à contrôler cette vague de mécontentement.