Les gouvernements des États-Unis et d’Israël affirment que la résistance de Téhéran face à leur offensive militaire s’essouffle. Ce constat intervient au cinquième jour d’un conflit qui dépasse largement les frontières de ces trois pays, exacerbant des tensions déjà palpables au Moyen-Orient.
EN BREF
- Les États-Unis et Israël constatent une diminution des frappes iraniennes.
- Le Liban subit des attaques israéliennes en réponse aux actions du Hezbollah.
- Le conflit engendre des répercussions sur le commerce maritime dans le détroit d’Ormuz.
Depuis le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, Téhéran a intensifié ses ripostes, lançant des salves de drones et de missiles vers des cibles israéliennes et américaines dans le Golfe. Cependant, les autorités militaires israéliennes signalent une baisse de l’intensité des tirs iraniens. « Le nombre de missiles tirés vers Israël diminue chaque jour », a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne.
Dans ce contexte, le président américain Donald Trump s’est montré optimiste, affirmant que « nous sommes en position de force maintenant ». Cette dynamique a des répercussions au-delà des frontières iraniennes, le Liban étant la première victime collatérale du conflit, entraîné dans la guerre par le Hezbollah, qui a juré de venger la mort de l’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei.
Les frappes israéliennes se sont intensifiées sur le Liban, où le Hezbollah a été mis en difficulté par les attaques. Le chef de la formation pro-iranienne, Naïm Qassem, a déclaré que son groupe ne se rendrait pas, malgré les pressions croissantes du gouvernement libanais pour désarmer les milices.
Dans des villes comme Dubaï et Riyad, traditionnellement épargnées par les conflits, le chaos s’installe. Les ambassades américaines sont fermées, les touristes sont bloqués et des milliers de vols ont été annulés. Les infrastructures pétrolières sont également visées, intensifiant les craintes d’une crise énergétique mondiale.
Le ministre américain de la Défense a rapporté qu’un sous-marin américain avait coulé un navire de guerre iranien dans l’océan Indien, un acte militaire sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce conflit a également entraîné la mort de 87 marins iraniens, tandis que l’Iran continue de viser des groupes d’opposition kurdes en Irak.
Les tensions se sont aggravées au sein de la région, la Turquie ayant intercepté un missile iranien se dirigeant vers son espace aérien, probablement en direction d’une base militaire à Chypre. Ce contexte de conflit a également conduit à des rassemblements de solidarité pour Khamenei en Iran, où des milliers de personnes ont défilé, brandissant des slogans anti-américains et anti-israéliens.
Téhéran, sous le poids des frappes, ressemble à une ville fantôme. Les habitants, effrayés, évitent de sortir, et les rues touchées par les bombardements sont bouclées. Un citoyen de la capitale a décrit la situation : « Les rues sont désertes, et des contrôles de police sont omniprésents ».
Les autorités iraniennes ont reporté les obsèques de Khamenei, citant la nécessité de se préparer à une affluence attendue, alors que la tension monte. Le général Ebrahim Jabbari a promis de détruire tout navire tentant de traverser le détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial.
Au Liban, les pertes humaines continuent d’augmenter. Depuis le début des frappes israéliennes, les autorités libanaises ont enregistré 72 morts et 83 000 déplacés. Du côté des forces américaines, six militaires ont été tués, et des frappes iraniennes ont causé dix décès en Israël. Les attaques dans les pays du Golfe ont également fait 13 morts, dont une fillette de 11 ans au Koweït.
Alors que le conflit se poursuit, les appels à la paix et à la diplomatie se multiplient. Le président français Emmanuel Macron a appelé à préserver l’intégrité territoriale du Liban lors d’un entretien avec les dirigeants américain et israélien, soulignant l’importance d’une résolution pacifique à cette crise qui menace de s’étendre encore davantage dans la région.