Tentatives d’incendie sur la maison des grands-parents d’Émile Soleil

La maison des grands-parents d’Émile Soleil, un petit garçon disparu en juillet 2023, a été la cible de plusieurs tentatives d’incendie. Ces événements ont eu lieu dans la nuit du 16 mai 2024, à Vernet, comme l’a confirmé le procureur de Digne-les-Bains, Antoine Pesme. Un homme de 78 ans a été interpellé, soupçonné d’avoir tenté d’incendier la résidence secondaire de la famille.

EN BREF

  • Un homme de 78 ans a tenté d’incendier la maison des grands-parents d’Émile Soleil.
  • Les pompiers sont intervenus rapidement grâce à l’alerte d’un habitant.
  • Une enquête pour dégradation par moyen dangereux a été ouverte.

Les événements se sont produits vers 0h30, lorsque plusieurs départs de feu ont été signalés autour de la maison. Les gendarmes ont constaté une forte odeur d’essence sur les lieux, suggérant un acte délibéré. L’individu interpellé, originaire de Marseille, avait réservé une chambre d’hôtel à proximité et s’était renseigné sur la résidence de la famille Vedovini, les grands-parents d’Émile.

L’homme a été appréhendé sans résistance dans son hôtel, où il présentait également une odeur d’essence. Grâce à l’alerte donnée par un habitant du secteur, les pompiers ont pu intervenir rapidement, évitant ainsi des dégâts importants ou des blessures. La maison, inoccupée au moment des faits, a été protégée.

Une enquête a été immédiatement ouverte pour dégradation par un moyen dangereux, confiée aux gendarmes de Seyne-les-Alpes. Me Julien Pinelli, l’avocat de la grand-mère d’Émile, a exprimé son souhait d’entendre les motivations de l’individu interpellé.

La disparition d’Émile, âgé de deux ans et demi, avait profondément touché l’opinion publique. Il s’était volatilisé de la maison familiale du Haut-Vernet, le 8 juillet 2023, lors de ses vacances chez ses grands-parents. Des ossements de l’enfant avaient été découverts dans les environs en mars 2024, suscitant une émotion générale.

En 2025, les grands-parents d’Émile ainsi que deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre », avant d’être relâchés 48 heures plus tard, faute de preuves suffisantes. Depuis, l’enquête a continué, avec 106 prélèvements d’ADN effectués parmi les résidents proches du hameau.

Cette nouvelle tentative d’incendie renforce l’inquiétude autour de cette affaire tragique, qui reste gravée dans les mémoires et continue d’être suivie de près par l’opinion publique.