Deux ans et vingt mois après la disparition tragique du petit Émile au Haut-Vernet, l’enquête prend un tournant décisif. Alors que les ossements de l’enfant ont été retrouvés en mars 2024, les nouvelles mesures prises par ses grands-parents pourraient enfin éclaircir les zones d’ombre entourant cette affaire qui a profondément marqué la France.
EN BREF
- Les grands-parents d’Émile s’impliquent activement dans l’enquête.
- Des tests ADN ont été lancés sur les habitants présents au moment des faits.
- Le bornage des téléphones pourrait s’avérer complexe dans cette commune rurale.
Le 8 juillet 2023, Émile, âgé de deux ans et demi, a été vu pour la dernière fois dans ce hameau de seulement une vingtaine d’habitants. Ce jour-là, il était en vacances chez ses grands-parents maternels. Leur implication dans l’enquête s’est intensifiée après qu’ils ont pris connaissance des éléments du dossier en septembre 2025. Anne et Philippe Vedovini, accompagnés de leurs avocats, ont examiné en détail les expertises disponibles et ont effectué des observations sur le terrain du Vernet.
Fort de ces nouvelles pistes, le conseil juridique des grands-parents a formulé plusieurs demandes aux juges d’instruction en charge de l’affaire à la fin janvier 2026. Parmi ces demandes figure une analyse approfondie des bornages des téléphones portables ainsi que des tests ADN ciblant les personnes présentes sur les lieux le jour de la disparition d’Émile.
Me Isabelle Colombani, avocate des Vedovini, a souligné l’importance de confronter les déclarations de certains témoins avec les données de localisation de leurs téléphones portables. “Il est essentiel de vérifier les emplois du temps de chacun”, a-t-elle précisé.
Cependant, la complexité du bornage dans un milieu rural comme le Haut-Vernet soulève des inquiétudes. “La précision des données peut être altérée par des zones grises et blanches, et beaucoup de véhicules ne sont pas équipés de GPS”, a ajouté Me Colombani. Cela pourrait compliquer l’interprétation des résultats et rendre difficile la tâche des enquêteurs.
En parallèle, une campagne de prélèvements d’ADN a été mise en place par la police, visant non seulement les habitants du Haut-Vernet, mais aussi les vacanciers et les personnes présentes dans la commune au moment des faits. Toutefois, la famille d’Émile a été écartée de cette campagne, leur ADN étant déjà en possession des autorités.
Un homme, dont l’identité reste confidentielle, a également été interrogé après avoir été présent au Haut-Vernet le jour de la disparition. Après un prélèvement d’ADN, il a partagé son expérience avec un média local, décrivant une procédure rapide qui pourrait jouer un rôle crucial dans l’avancée de l’enquête.
Les tests ADN représentent désormais un dernier espoir pour les proches d’Émile, qui attendent désespérément des réponses à cette tragédie. Alors que l’enquête se poursuit, le village tout entier reste suspendu aux développements de cette affaire qui a ébranlé la communauté locale.