Thierry Lhermitte, figure emblématique du cinéma français, revient sur son parcours avec franchise. Au cœur de ses souvenirs, il évoque des expériences marquantes, notamment un tournage qu’il considère comme le plus difficile de sa carrière. L’acteur, connu pour ses rôles dans des films cultes tels que Les Bronzés font du ski et Le Père Noël est une ordure, a récemment été invité à partager ses réflexions sur le plateau de l’émission Coloscopie, animée par Laurent Baffie.
EN BREF
- Thierry Lhermitte parle de son expérience sur le tournage le plus difficile de sa carrière.
- Il partage des anecdotes sur l’ambiance de certains tournages, notamment avec Coluche.
- Le film Mauvaise Pioche, réalisé par Gérard Jugnot, marque son retour sur grand écran.
Cette année, l’acteur est de retour avec le film Mauvaise Pioche, une comédie réalisée par Gérard Jugnot. À cette occasion, il en profite pour se remémorer les tournages passés, mêlant nostalgie et humour. Si certaines productions lui ont laissé un goût amer, d’autres sont sources de fierté. Lhermitte ne cache pas les défis qu’il a rencontrés, même dans des comédies.
Lors de son passage dans l’émission, il a notamment abordé l’ambiance difficile qu’il a vécue sur le tournage de La femme de mon pote, un film de Bertrand Blier. Il a partagé : « Ambiance de chiotte, c’est pour ça. Moi, je m’entendais bien avec Blier, mais avec Coluche, c’était horrible. » L’interaction avec son coéquipier emblématique semble avoir été complexe, et il a ajouté : « Michel était dingue, franchement. »
Lorsque Laurent Baffie lui a demandé s’il pensait que Coluche était sous l’influence de substances, Lhermitte a confirmé : « Oui, il était sous emprise. Il ne comprenait pas ce qu’il faisait là. » Cette admission souligne la difficulté d’un tournage où une dynamique chaotique peut engendrer des tensions. Lhermitte se remémore ses jeunes années, admettant qu’il n’avait pas non plus une pleine compréhension de la situation, mais il a tenté de faire de son mieux.
Pourtant, ce tournage n’est pas celui qu’il considère comme le plus éprouvant. Thierry Lhermitte garde un souvenir bien plus amer d’un autre film, en particulier de son expérience avec le réalisateur Francis Veber. En 1998, il avait déjà déclaré que ce travail avait été un véritable défi. « Je me souviens de ce tournage comme le plus dur de ma carrière. Nous étions aux ordres, un instrument entre les mains de Francis Veber », a-t-il confié.
Ce n’est pas la première fois que Lhermitte évoque cette période. En 2021, sur le plateau de C à Vous, il avait expliqué : « C’était dur parce que Francis Veber, il veut entendre ce qu’il a écrit. Moi, je n’étais pas habitué à ça, j’ai beaucoup souffert, mais j’ai beaucoup appris. » Ces mots illustrent la rigueur du cinéaste et la pression que ressentait Lhermitte pour répondre aux attentes créatives de Veber.
Au fil des ans, son parcours au cinéma a été jalonné de succès, mais aussi de défis. Thierry Lhermitte, par ses récits, offre un aperçu précieux des coulisses d’un métier souvent idéalisé. Les anecdotes qu’il partage témoignent d’une époque révolue, mais également des réalités de la profession, où l’art et le défi personnel se croisent. Alors qu’il continue d’évoluer dans le paysage cinématographique français, ses réflexions apportent une touche humaine et authentique à sa carrière.
Avec Mauvaise Pioche, Thierry Lhermitte prouve qu’il est toujours un acteur à suivre, capable de susciter l’intérêt et d’évoquer des souvenirs, tantôt joyeux, tantôt douloureux. À travers ses récits, il nous rappelle que chaque tournage est une aventure unique, marquée par des rencontres et des défis, mais aussi par des moments de partage et de création.