Aménager quelques mètres carrés de balcon en un potager productif n’est pas une tâche aussi complexe qu’il n’y paraît. Avec l’usage de jardinières surélevées, il devient possible de cultiver tomates cerises, salades et herbes aromatiques sans se baisser, même lorsque le sol est entièrement carrelé ou bétonné.
EN BREF
- Les jardinières surélevées permettent de cultiver facilement sur un balcon.
- Des modèles variés existent pour tous les besoins et espaces.
- Le bon drainage est essentiel pour la santé des plantes.
Ces bacs sur pieds présentent plusieurs avantages : une terre de qualité, un meilleur drainage et une réduction des invasions de limaces, tout en préservant le dos des jardiniers de tout âge. Sur un balcon, une petite terrasse ou dans un jardinet, ils permettent également de structurer l’espace pour créer un véritable coin de nature. Il reste désormais à choisir le modèle qui correspond à vos besoins.
En général, une jardinière surélevée place le sol de culture à hauteur de hanches, soit environ 80 à 90 cm. Cela évite de s’accroupir pour semer, biner ou récolter. Les personnes au dos fragile, les femmes enceintes ou les enfants apprécieront ce confort et cette autonomie. Sur un balcon, ces bacs compacts permettent de créer un potager sur pied là où un carré au sol ne serait pas envisageable, tout en gardant un passage pour circuler et profiter de la vue.
Pour certains, cette adaptation est la clé pour continuer à jardiner. Aimée Maréchal, 89 ans, a dû quitter sa maison à deux étages après avoir vécu là depuis 1961. « Ce sont les escaliers que je ne pouvais plus monter. C’était devenu trop grand pour moi », confie-t-elle à La Montagne. Désormais installée en résidence, elle se remémore son ancien quotidien, où un long chemin de 78 marches l’attendait chaque jour. Aujourd’hui, des jardinières surélevées seront installées dans le jardinet de sa résidence O’lavie, lui permettant, ainsi qu’aux autres résidents, de retrouver le plaisir de planter et de récolter sans avoir à gravir des marches.
Pour un mini potager bien organisé, la grande jardinière en bois compartimentée (environ 110 x 46 x 76 cm) propose huit cases idéales pour séparer salades, radis, basilic et fleurs comestibles, avec des inserts d’irrigation et une tablette pour les outils. Pour les débutants, la table potagère en plastique anti-UV d’environ 57 litres (70 x 38,5 x 68 cm) est légère et économique, grâce à ses bouchons de drainage, tandis qu’une version en métal sur roulettes (environ 97 x 40,5 x 82 cm) se déplace aisément pour suivre le soleil, tout en offrant une étagère pour les arrosoirs et sacs de terreau.
Pour exploiter les angles perdus, la jardinière d’angle surélevée en L (122 x 91 x 81 cm, avec feutre de drainage) peut accueillir tomates, haricots grimpants et laitues. Les amateurs de décoration se tourneront vers un lot de bacs en polyrotin avec trois compartiments et pieds amovibles, permettant une utilisation intérieure ou extérieure tout en ajoutant une touche esthétique. Les citadins qui préfèrent les matériaux naturels peuvent choisir un bac en bois de Douglas d’environ 50 x 50 x 87 cm, non traité, qui offre une protection au goudron de bois plutôt qu’au plastique.
Choisir une jardinière surélevée design en polypropylène, avec quatre bacs réglés sur deux hauteurs, est parfait pour aligner persil, ciboulette, coriandre et petits piments. Sur une grande terrasse, un bac profond en métal galvanisé de type abreuvoir peut accueillir tomates ou courgettes naines, à condition de bien percer le fond et de pailler pour éviter la surchauffe. Les balcons étroits peuvent bénéficier d’une jardinière à étages, où fraisiers et herbes occupent chaque niveau. Enfin, un bac surélevé équipé d’un treillis ou d’un panneau brise-vue peut transformer des plantes grimpantes en écran végétal, préservant ainsi l’intimité.
Avant d’effectuer un achat, il est essentiel de mesurer précisément l’espace disponible et de laisser au moins 60 cm de passage pour circuler. La profondeur du volume de terre joue également un rôle crucial : pour des aromatiques ou salades, 20 à 25 cm suffisent, tandis que tomates et courgettes nécessitent plutôt 30 à 40 cm. Les matériaux comme le bois, le sapin ou le Douglas, apportent chaleur, mais leur durabilité peut être limitée s’ils ne sont pas protégés. La résine, le plastique anti-UV et le polyrotin sont légers et faciles à déplacer sur un balcon.
Enfin, il est primordial de veiller à un bon drainage. L’ajout de trous ou de bouchons à ouvrir, de feutre de drainage, ainsi qu’une fine couche de billes d’argile ou de gravier au fond, évitent que les racines ne baignent. Certains jardiniers choisissent d’installer des OLLAS, ces pots en argile poreuse enterrés dans le substrat qui libèrent lentement l’eau, facilitant ainsi l’arrosage lors d’absences prolongées. Pour un potager comestible, il est préférable d’éviter les bois traités chimiquement et de privilégier des matériaux adaptés à la culture des légumes. Que ce soit une grande jardinière compartimentée pour une famille, un bac à roulettes pour un balcon urbain, ou un modèle à hauteur de taille pour une personne âgée, chaque situation trouve sa jardinière surélevée idéale pour semer, observer et récolter à portée de main.