Transports à Paris : les propositions des candidats aux municipales de mars 2026

À l’approche du premier tour des élections municipales prévu le 15 mars, les candidats à la mairie de Paris ont dévoilé leurs propositions pour améliorer la circulation dans la capitale. Ce sujet est au cœur des préoccupations des Parisiens, qui attendent des solutions concrètes pour fluidifier les transports en commun et garantir la sécurité des usagers.

EN BREF

  • Les candidats aux municipales de Paris présentent leurs mesures pour les transports.
  • Propositions variées : création de lignes de bus, gratuité pour les jeunes.
  • La sécurité et le stationnement au cœur des programmes.

Parmi les candidats, Pierre-Yves Bournazel, représentant Horizons-Renaissance, se distingue par des mesures audacieuses. Il projette la création de trois lignes de bus express, reliant le nord au sud, l’est à l’ouest et desservant les gares. Il mise également sur l’implémentation de « feux intelligents » pour donner la priorité aux bus dans les zones les plus congestionnées. Dans une vidéo partagée sur ses réseaux sociaux, il promet un passage de bus toutes les cinq minutes, facilitant ainsi l’accès aux transports pour les personnes à mobilité réduite.

En matière de sécurité, Bournazel propose d’intensifier la présence policière dans le métro et d’ouvrir, dès fin 2026, certaines lignes de métro les vendredis et samedis, avant de les élargir à toute la semaine.

Sophia Chikirou, candidate de La France Insoumise, avance des idées novatrices, comme la gratuité des transports pour les Parisiens de moins de 25 ans, sans condition de ressources. Elle envisage également de négocier avec Île-de-France Mobilités pour geler les tarifs des abonnements. Chikirou souhaite renforcer le réseau des bus Traverses, qui dessert actuellement les arrondissements périphériques, et s’engage à garantir un accès rapide aux services publics essentiels.

Rachida Dati, candidate des Républicains et du MoDem, met en avant un « nouveau tarif résident unique » pour le stationnement, permettant aux Parisiens de se garer à un tarif abordable dans toute la ville. Elle propose également de revenir sur la gratuité du stationnement pour les deux-roues motorisés. Dati souhaite réaménager la rue de Rivoli pour y intégrer piétons, cyclistes et bus, tout en élargissant les trottoirs et en sécurisant les pistes cyclables.

Emmanuel Grégoire, représentant de la gauche unie, propose la création de 15 lignes de bus express bénéficiant d’une super-priorité aux carrefours. Il envisage également d’ouvrir les lignes de métro 1, 4 et 14 24h sur 24 et de maintenir la gratuité de l’abonnement Navigo pour les jeunes et les personnes en situation de handicap.

Sarah Knafo, eurodéputée pour le Rassemblement National, prévoit de rouvrir certaines voies sur berges aux voitures et de créer une promenade aérienne de 2 kilomètres pour piétons et cyclistes. Elle défend également l’usage de l’intelligence artificielle pour piloter les feux tricolores et la création de 15 000 places de stationnement pour voitures.

Enfin, Thierry Mariani, candidat du Rassemblement National, promet de revenir sur la limitation de vitesse du périphérique à 90 km/h et d’ouvrir de nuit les lignes de métro automatiques. Il souhaite également développer des « navettes de proximité interarrondissements » pour améliorer la mobilité des Parisiens.

Ces propositions révèlent à quel point le sujet des transports est crucial pour les électeurs parisiens. Chacun des candidats présente des solutions qui visent à répondre à des problématiques variées, allant de la fluidité de la circulation à la sécurité des usagers. L’élection du 22 mars prochain s’annonce déterminante pour l’avenir des transports dans la capitale.