Trois Casques bleus blessés dans une attaque à Am Dafock, en Centrafrique

Ce mardi 30 juin, au petit matin, la localité d’Am Dafock, située au nord-est de la République centrafricaine près de la frontière soudanaise, a été le théâtre d’une attaque violente qui a blessé trois Casques bleus zambiens, dont un grièvement. Cette agression, attribuée à des ex-Séléka en alliance avec des éléments des Forces de soutien rapide (FSR) venant du Soudan, a suscité une réaction immédiate de la Mission de l’ONU en Centrafrique (MINUSCA), qui a fermement condamné ces actes.

EN BREF

  • Trois Casques bleus blessés, un dans un état grave, lors d’une attaque à Am Dafock.
  • La MINUSCA dénonce fermement l’agression et appelle à la cessation des hostilités.
  • Le bilan provisoire fait état de 22 blessés, appel à des renforts pour sécuriser la zone.

Valentine Rugwabiza, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, a rappelé que les attaques contre les Casques bleus peuvent être considérées comme des crimes de guerre selon le droit international. Dans une déclaration, elle a exprimé sa préoccupation face à cette escalade de violence et a appelé les responsables à mettre fin immédiatement aux hostilités.

Les événements se sont déroulés à 4h35 ce matin, lorsque des groupes armés ont lancé leur offensive contre les bases des Forces armées centrafricaines (FACA) et des Casques bleus. Selon Ramadan Abdelkader, sous-préfet d’Am Dafock, la situation est critique et nécessite des renforts. Il a également précisé que les blessés les plus gravement touchés ont été évacués par des vols de la MINUSCA vers Birao, une ville située à environ soixante kilomètres au sud.

En parallèle, il convient de noter que vers 10h00, des alliés russes sont intervenus dans le conflit, arrivant à bord de leur avion et ouvrant le feu sur les positions des rebelles. Toutefois, il n’a pas été précisé si cette intervention a permis de rétablir le contrôle sur la localité ou d’apporter une amélioration significative de la situation sécuritaire.

Am Dafock, point stratégique à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, est régulièrement exposée aux incursions de groupes armés. Cette région connaît des tensions exacerbées depuis le début de la guerre au Soudan en avril 2023, ajoutant une couche de complexité à la situation déjà fragile de la Centrafrique. La présence des FSR dans les zones frontalières complique encore davantage le paysage sécuritaire et rend difficile le maintien de la paix.

Face à cette situation alarmante, la communauté internationale suit de près les événements. Les autorités locales demandent des renforts pour faire face à la menace persistante des groupes armés et pour protéger les populations civiles qui vivent dans la peur constante des violences.

Cette attaque souligne une fois de plus les défis auxquels sont confrontées les forces de maintien de la paix et la nécessité d’une réponse coordonnée pour garantir la sécurité dans cette région instable.