Dans l’univers du jardinage, certaines plantes sont souvent plébiscitées pour leur esthétique et leur capacité à embellir nos espaces extérieurs. Pourtant, derrière leur apparente beauté, certaines d’entre elles peuvent représenter une menace sérieuse pour la structure de votre maison. Les racines intrusives, les rhizomes envahissants et les tiges étouffantes peuvent transformer un jardin idyllique en un véritable cauchemar, causant des dégâts considérables.
EN BREF
- Le lierre, le bambou traçant et la renouée du Japon sont des plantes nuisibles.
- Ces espèces peuvent causer des dommages structurels coûteux.
- Il est recommandé de les planter loin des bâtiments pour éviter des problèmes.
Parmi les plantes à éviter, le **lierre** se distingue par sa vitesse de croissance et son côté décoratif. Cependant, il s’accroche aux murs et pénètre dans les joints de maçonnerie. Kevin Barzegar, expert immobilier chez Kaybridge Residential, met en garde : « Le lierre anglais est l’un des pires contrevenants que je vois. Ses racines s’infiltrent dans les plus petites fissures et se dilatent en grandissant, provoquant de graves dommages à la maçonnerie. » En outre, il forme un tapis dense qui prive d’autres plantes de lumière, étouffant ainsi la biodiversité du jardin. Pour réduire les risques, il est conseillé de ne pas le laisser grimper directement sur les murs de la maison.
Le **bambou traçant**, quant à lui, est très prisé dans les jardins urbains pour sa capacité à créer des écrans naturels. Toutefois, ses rhizomes peuvent s’étendre sur plusieurs mètres, parfois jusqu’à chez le voisin. Kevin Barzegar avertit : « J’ai vu des racines de bambou parcourir plusieurs mètres depuis leur point de plantation. Elles poussent à travers le dallage, endommagent les structures et peuvent fissurer des fondations. » Les conséquences peuvent être désastreuses : allées gondolées, terrasses soulevées et murets déformés. Si vous choisissez d’installer du bambou, veillez à le planter à au moins 4 à 5 mètres des bâtiments ou utilisez des bacs pour le contenir.
Enfin, la **renouée du Japon**, autrefois prisée comme plante décorative, est aujourd’hui reconnue comme une espèce exotique envahissante. Elle peut atteindre 3 à 4 mètres en une seule saison et ses racines s’enfoncent jusqu’à 2 mètres de profondeur, mettant en péril les structures fragiles comme les allées et les terrasses. Kevin Barzegar souligne qu’« elle peut rendre votre propriété quasiment invendable. J’ai vu des ventes s’effondrer et des maisons perdre fortement en valeur à cause de cette plante. » Les coûts de traitement pour éradiquer cette plante peuvent varier entre 1 050 € et 23 000 €, un investissement non négligeable.
Dans le jardin, la renouée peut former des massifs denses, chassant la flore locale et appauvrissant la faune. Un simple fragment de rhizome peut redonner naissance à une nouvelle plante, rendant son contrôle très difficile. En cas de présence de renouée, il est impératif de ne pas la broyer ni de la mettre au compost. Les déchets doivent être coupés et évacués en sacs fermés, et il est conseillé de faire appel à des professionnels dès que la plante s’approche des bâtiments ou que les dalles commencent à se bomber.
Pour maintenir un jardin agréable et éviter des désagréments coûteux, il est donc crucial de bien choisir ses plantes. En optant pour des espèces moins invasives, telles que des graminées ornementales ou des arbustes classiques, vous pourrez créer un espace extérieur esthétique sans compromettre l’intégrité de votre maison.