Le 9 mars 2026, à Miami, le président américain Donald Trump a tenté de reprendre la main sur le récit de la guerre en cours au Moyen-Orient, en affirmant que le conflit serait bientôt résolu. Dix jours après le début des frappes militaires américaines et israéliennes contre l’Iran, il a déclaré devant les journalistes que l’opération militaire était « bien en avance » sur le calendrier prévu de quatre à cinq semaines.
EN BREF
- Donald Trump prévoit la fin imminente du conflit au Moyen-Orient.
- Il menace l’Iran d’une réponse militaire plus forte si le détroit d’Ormuz est bloqué.
- Les Gardiens de la Révolution affirment que l’Iran décidera de la fin de la guerre.
Lors de son allocution, Donald Trump a dressé un bilan détaillé de l’offensive, affirmant que plus de 5 000 cibles avaient été frappées, incluant des installations clés comme la production d’électricité. Il a également souligné que les lanceurs de missiles iraniens étaient quasi éliminés et que les bombardiers B-2 avaient largué plus de 900 kg de bombes sur le pays. Pour Trump, ces actions témoignent d’un succès « sans précédent ».
Cependant, son discours a pris une tournure plus agressive alors qu’il a averti Téhéran des conséquences en cas de tentatives de bloquer le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport de pétrole. « Je ne laisserai pas un régime terroriste tenir le monde en otage », a-t-il lancé, menaçant d’une réponse militaire « beaucoup, beaucoup plus forte ».
Il a même ajouté qu’une décision des États-Unis de détruire l’Iran pourrait être prise en un jour. Selon ses affirmations, l’Iran aurait déjà perdu la plupart de ses capacités militaires, ayant perdu plus de cinquante navires iraniens dans les frappes. Ce bilan des capacités militaires iraniennes évoque des préoccupations quant à la stabilité régionale et à l’équilibre des forces.
Lors d’une interaction avec les journalistes, Trump a été confronté à une contradiction entre ses propos et ceux de son secrétaire à la Défense, qui avait indiqué que le conflit n’en était qu’à ses débuts. En réponse, Trump a affirmé que les deux positions étaient compatibles, soulignant la complexité de la situation.
Les objectifs réels de l’offensive américaine sont encore flous. Officiellement, Washington affirme vouloir neutraliser les capacités balistiques de l’Iran et empêcher le pays de se doter de l’arme nucléaire. Cependant, Trump a laissé entendre que l’issue du conflit pourrait aller bien au-delà de ces objectifs initiaux, mentionnant que « le régime des mollahs va bientôt être éliminé ».
Interrogé sur la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de l’Iran, Trump a exprimé sa déception, arguant que ce choix ne ferait que perpétuer les problèmes en cours dans le pays. Il a également évoqué un échange avec le président russe Vladimir Poutine, le qualifiant d’« excellent appel » et l’invitant à œuvrer pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
Trump a également fait référence à une attaque meurtrière contre une école iranienne, qui a causé 168 morts selon l’UNICEF, sans donner de détails sur l’enquête en cours. La réaction de Téhéran ne s’est pas fait attendre, les Gardiens de la Révolution affirmant que c’était à l’Iran de décider de la fin du conflit. Cette déclaration souligne les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran, et laisse entrevoir une intensification des hostilités si la situation ne se stabilise pas rapidement.
Ce discours de Trump, mélange d’optimisme et de menace, illustre la complexité de la dynamique géopolitique actuelle au Moyen-Orient. Les conséquences de cette guerre, tant militaires que diplomatiques, sont encore à évaluer, alors que la communauté internationale observe avec une attention soutenue.