Dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, Donald Trump a accusé le gouvernement iranien de préparer un projet d’assassinat à son encontre. Lors d’une déclaration faite le vendredi 10 juillet, le président américain a affirmé que des mesures militaires étaient déjà prêtes en réponse à cette menace.
EN BREF
- Donald Trump accuse l’Iran de vouloir l’assassiner.
- Il évoque une réponse militaire massive en cas de menace concrète.
- Tensions exacerbées après des révélations sur un projet iranien.
Au cours de cette allocution, Donald Trump a déclaré : « 1 000 missiles sont prêts à tirer et pointés vers la République islamique d’Iran, et des milliers d’autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met à exécution sa menace ». Ce propos, relayé sur son réseau social Truth, témoigne d’une posture militante face aux provocations iraniennes.
Les accusations de Trump interviennent après que des informations provenant de services de renseignement israéliens auraient été transmises à Washington, indiquant un potentiel complot iranien visant le président américain. Selon des sources citées, cette transmission pourrait également servir à inciter les États-Unis à intensifier leurs frappes contre l’Iran, récemment relancées.
Les relations entre les États-Unis et Israël, traditionnellement alliés, sont mises à l’épreuve, notamment à la suite des critiques répétées de Trump à l’égard de Benjamin Netanyahu. Cette tension est exacerbée par le conflit en cours avec le Hezbollah au Liban, qui complique davantage la dynamique régionale.
Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réagi en affirmant que l’Iran avait respecté ses engagements depuis le cessez-le-feu, tout en précisant que « le respect ne peut être que mutuel ». Cette déclaration survient dans un climat où les frappes militaires entre les deux nations se sont intensifiées, atteignant un niveau sans précédent depuis la signature d’un accord de cessez-le-feu en juin.
Trump a, par ailleurs, déclaré que ce cessez-le-feu était désormais obsolète, tout en restant ouvert à un dialogue avec Téhéran. « La République islamique d’Iran nous a demandé de continuer les discussions. Nous avons accepté, mais le cessez-le-feu est TERMINE ! », a-t-il précisé.
Les autorités iraniennes, de leur côté, ont nié avoir fait cette demande, tout en faisant état du déplacement d’Araghchi à Oman pour discuter de la situation dans le détroit d’Ormuz. Ce corridor maritime, essentiel pour le commerce mondial, est actuellement soumis à des restrictions, l’Iran ne permettant qu’un seul couloir de navigation le long de ses côtes.
La montée des tensions coïncide avec les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué au début des hostilités. Selon des sources iraniennes, les États-Unis auraient ciblé des infrastructures civiles, entravant l’accès des fidèles aux cérémonies funèbres. Toutefois, une certaine accalmie semble s’être installée depuis quelques jours, avec l’arrivée d’une délégation du Qatar en Iran pour des discussions.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a également appelé à une paix durable dans la région, soulignant l’importance de la médiation pour éviter une escalade supplémentaire. Au sein du gouvernement iranien, des responsables ont averti que toute attaque contre le pays entraînerait des représailles, notamment contre Israël.
Sur le plan économique, les États-Unis ont rétabli des sanctions contre le pétrole iranien, annulant ainsi la suspension qui avait été instaurée dans le cadre de l’accord de juin. Ce regain de tensions entre Washington et Téhéran souligne les défis persistants dans la quête d’une stabilité régionale durable.