Alors que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran touche à sa fin, les tensions s’intensifient. Ce lundi 21 avril, les deux pays ont échangé des menaces, augmentant l’incertitude sur la possibilité d’une reprise des pourparlers à Islamabad.
EN BREF
- Les États-Unis et l’Iran menacent de reprendre les hostilités.
- Donald Trump évoque des différences majeures sur le nucléaire iranien.
- La fin du cessez-le-feu est prévue pour mercredi soir, heure de Washington.
Une source proche du dossier a révélé que la délégation américaine, dirigée par le vice-président JD Vance, devait se rendre « bientôt » à Islamabad pour discuter avec l’Iran. Cette initiative survient alors que le cessez-le-feu, instauré le 8 avril, approche de son terme.
Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a exprimé une position ferme sur le programme nucléaire iranien, affirmant que l’opération Marteau de minuit avait entraîné « l’anéantissement complet et total des sites de poussière nucléaire en Iran ». Il a souligné que la tâche de retrouver ces installations serait « longue et difficile ». Ce commentaire intervient après que Trump a promis que l’uranium iranien serait retourné aux États-Unis « sous peu », une affirmation que Téhéran a rapidement démentie.
Le président iranien a insisté sur le fait que son pays ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire et défend son droit à un programme nucléaire civil. La tension entre les deux nations est palpable, avec Trump affirmant que l’ultimatum pour la trêve expirerait mercredi soir, heure de Washington, et que son extension était peu probable.
De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré sur X que l’Iran ne négocierait pas « sous la menace » et qu’il se préparait à « abattre de nouvelles cartes sur le terrain ». Par ailleurs, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, a précisé qu’il n’y avait pas de plan établi pour le prochain cycle de négociations, remettant en cause le sérieux des États-Unis.
Trump a également averti que si les revendications américaines n’étaient pas satisfaites avant la fin du cessez-le-feu, « beaucoup de bombes exploseront ». Il a promis que l’accord envisagé avec l’Iran serait « bien meilleur » que celui signé en 2015, tout en maintenant un blocus sur les ports iraniens, affirmant que cela coûtait à Téhéran près de 500 millions de dollars par jour.
Malgré ce blocus, des informations indiquent qu’au moins 26 navires de la flotte iranienne ont contourné les restrictions américaines depuis leur mise en place. En réponse, l’Iran a réaffirmé son intention de reprendre « le strict contrôle » du détroit, revenant sur une décision antérieure de le rouvrir.
Dans ce contexte tendu, l’Iran a promis de « riposter bientôt » à la saisie par les États-Unis d’un cargo battant pavillon iranien dans le golfe d’Oman. La situation s’annonce complexe, avec des analystes, comme Pierre Razoux, affirmant que les deux pays semblent s’éloigner d’un accord, chacun renforçant leur blocus à différents niveaux.
Alors que la fin du cessez-le-feu se profile, la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution des événements entre ces deux puissances, espérant une résolution pacifique des tensions croissantes.