Trump évoque la prise de Cuba alors que le pays fait face à une crise énergétique

La situation à Cuba s’aggrave alors que le pays connaît de nouvelles coupures d’électricité. Lundi 16 mars, le réseau électrique national a connu une déconnexion totale, entraînant une panne généralisée. Pour les Cubains, ces interruptions de service sont devenues presque habituelles, car près des deux tiers du territoire étaient déjà plongés dans le noir au début du mois. Cette crise survient dans un contexte énergétique particulièrement difficile, aggravé par les sanctions et le blocus imposés par les États-Unis.

EN BREF

  • Nouvelles coupures d’électricité à Cuba, aggravant une crise énergétique déjà sévère.
  • Donald Trump évoque la possibilité de « prendre » Cuba, suscitant des inquiétudes.
  • Le gouvernement cubain envisage d’ouvrir certains secteurs aux investissements étrangers.

Depuis janvier 2026, Cuba doit faire face à un blocus énergétique sévère imposé par Washington. Les livraisons de pétrole, essentielles pour l’économie de l’île, ont été suspendues, notamment en raison de l’arrêt des approvisionnements en provenance du Venezuela, son principal fournisseur. L’administration Trump a également menacé de sanctionner tout pays qui tenterait de fournir du carburant à La Havane. Cette situation a conduit Cuba à rationner l’essence et à restreindre l’activité de nombreux secteurs économiques.

Dans ce contexte de tensions croissantes, Donald Trump a fait des déclarations provocatrices lors d’une conférence de presse. Interrogé sur la situation à Cuba, il a déclaré : « Je pense que j’aurai l’honneur de prendre Cuba. Que ce soit pour la libérer ou la prendre… Je pense que je peux faire ce que je veux avec. » Cette affirmation a été interprétée comme une menace et un signe de l’intérêt de l’administration américaine pour l’île, qu’il qualifie de « nation très affaiblie ».

Face à cette crise, le gouvernement cubain semble être à la recherche de nouvelles opportunités. Le vice-premier ministre, Oscar Pérez-Oliva Fraga, a annoncé que Cuba s’ouvrait à des investissements étrangers, permettant ainsi aux Cubains vivant à l’étranger de participer au développement économique de leur pays. Il a déclaré : « Cuba est ouverte à une relation commerciale fluide avec les entreprises américaines, mais aussi avec les Cubains résidant aux États-Unis et leurs descendants. »

Cependant, cette initiative pourrait être entravée par l’embargo américain, qui restreint considérablement les investissements. Malgré ces obstacles, des discussions entre les deux nations continuent en coulisse. Cuba a récemment libéré plusieurs prisonniers politiques dans le cadre d’un accord médié par le Vatican, ce qui pourrait signaler un désir de dialogue.

Donald Trump a également confirmé l’existence de pourparlers, affirmant que « Cuba veut conclure un accord ». Il a ajouté que cela pourrait se produire très bientôt, sans cependant préciser ce que cela impliquerait. Dans un contexte de tensions politiques, l’administration Trump a exprimé le souhait que le président cubain Miguel Diaz-Canel quitte ses fonctions, laissant ainsi le soin aux Cubains de décider de l’avenir de leur pays.

Les événements récents à Cuba soulignent une dynamique complexe entre le pays et les États-Unis, marquée par des crises humanitaires et des enjeux géopolitiques. La réponse du gouvernement cubain face à cette pression extérieure sera déterminante pour l’avenir de l’île et pour ses relations avec le monde extérieur.