Le président américain Donald Trump a déclaré mardi 13 avril 2026 que la guerre avec l’Iran était « presque finie ». Lors d’une interview accordée à Fox News, il a exprimé sa conviction que les autorités iraniennes étaient désireuses de parvenir à un accord. Il a également annoncé une possible reprise des discussions avec Téhéran cette semaine au Pakistan.
EN BREF
- Trump estime que la guerre avec l’Iran est « presque finie ».
- Des négociations pourraient reprendre au Pakistan cette semaine.
- La pression américaine sur Téhéran se renforce avec un blocus maritime.
Dans ses déclarations, Trump a affirmé : « Je pense que quelque chose pourrait se produire dans les deux prochains jours. » Ce commentaire fait suite à un premier round de négociations qui s’est soldé par un échec, sans pour autant compromettre le cessez-le-feu instauré le 8 avril. La situation semble donc évoluer, avec des espoirs d’un dialogue renouvelé.
Washington a renforcé sa position en imposant un blocus maritime sur le commerce iranien, une stratégie qui, selon le général Brad Cooper, a réduit de manière significative l’activité économique de l’Iran, dépendante à 90 % du commerce maritime. Ce blocus vise à accentuer la pression sur Téhéran, tout en redynamisant le rôle de médiation du Pakistan, salué par Trump.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a également exprimé son souhait de voir des « négociations sérieuses » reprendre, insistant sur l’absence de solution militaire à cette crise. Les tensions dans la région restent palpables, notamment avec l’impact d’un double blocus sur le détroit d’Ormuz, à travers lequel passe une part significative du pétrole mondial.
Sur un autre front, des discussions de paix ont été initiées entre Israël et le Liban. Ce mardi, les deux pays ont convenu d’entamer des négociations directes, une première depuis 1993. Cette initiative a été accueillie avec prudence, l’ambassadeur israélien ayant exprimé le souhait d’éliminer l’influence du Hezbollah pro-iranien. Les discussions sont perçues comme un moyen de stabiliser la région, bien que le Hezbollah ait déjà réagi par des tirs de roquettes vers Israël.
La situation au Liban est particulièrement préoccupante, avec plus de 2 000 victimes recensées depuis le début des frappes israéliennes. Environ un million de personnes ont été déplacées, représentant un cinquième de la population libanaise, selon les estimations de l’ONU. Côté israélien, les pertes sont également significatives, avec treize soldats tués dans le cadre de ce conflit.
Alors que la communauté internationale espère une issue pacifique, les tensions demeurent élevées et la situation pourrait évoluer rapidement. La diplomatie américaine, tout en cherchant à relancer les négociations avec l’Iran, se préoccupe également des conséquences de la guerre au Liban et de l’influence croissante du Hezbollah dans la région. La nécessité d’un dialogue constructif apparaît plus que jamais cruciale pour éviter une escalade des conflits.