Ce dimanche 5 avril, Donald Trump a une nouvelle fois fait parler de lui avec une déclaration particulièrement provocante à l’égard de l’Iran. Sur sa plateforme Truth Social, le président américain a exprimé ses menaces en des termes très offensants, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz et promettant des frappes contre les infrastructures iraniennes si ses conditions ne sont pas respectées.
EN BREF
- Donald Trump menace de frapper l’Iran si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert.
- Des réactions politiques aux États-Unis se multiplient, condamnant son discours.
- Un soutien a également émergé pour les propos provocateurs de Trump.
Dans son message, Trump a lancé un ultimatum sans équivoque : « Ouvrez le Putain de Détroit, espèces de bâtards tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! Gloire à Allah ». Cette déclaration fait suite à un précédent avertissement du 26 mars, où il annonçait que le « mardi sera en Iran le Jour des Centrales Énergétiques et le Jour des Ponts, réunis en un seul. Il n’y aura rien de comparable ! ! ! ».
Ce même jour, le président a semblé reporter son ultimatum de 24 heures, le déplaçant à « mardi 20 heures » heure de Washington, soit mercredi à 2 heures à Paris. Par ailleurs, il a exprimé des espoirs de parvenir à un accord, assurant avoir garanti « l’immunité » aux négociateurs iraniens lors d’une interview accordée à Fox News.
Les réactions à ses propos n’ont pas tardé. Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, a réagi en avertissant Trump que ses actions pourraient entraîner une « véritable ENFER pour chaque famille » et en affirmant que « toute notre région va brûler » à cause de l’insistance du président américain à suivre les ordres de Benjamin Netanyahu. Ghalibaf a souligné que la seule solution viable était de « respecter les droits du peuple iranien » et de stopper ce qu’il qualifie de « jeu dangereux ».
Le discours de Trump a également suscité des critiques au sein du paysage politique américain. Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat, a qualifié les propos de Trump de déraisonnables, affirmant : « Pendant que vous partez à l’église pour célébrer avec vos amis et votre famille, le président des États-Unis déblatère comme un détraqué sur les réseaux sociaux. » Schumer a mis en garde contre les risques de crimes de guerre et d’aliénation des alliés des États-Unis, ajoutant que le comportement de Trump ne représente pas les valeurs américaines.
De son côté, le sénateur Chris Murphy a qualifié l’attitude du président de « complètement démente », suggérant que des mesures constitutionnelles devraient être envisagées pour évaluer la capacité de Trump à gouverner. Murphy a exprimé son inquiétude face à la direction que prend le pays sous la présidence actuelle.
Les critiques ne se sont pas limitées aux démocrates. Marjorie Taylor Greene, ancienne députée trumpiste devenue critique de Trump, a également condamné ses déclarations. Elle a appelé ceux qui se revendiquent chrétiens à demander pardon à Dieu pour soutenir un président dont elle estime qu’il ne représente pas les valeurs chrétiennes.
Malgré ces critiques, certaines voix ont exprimé leur soutien à Trump. Laura Loomer, influenceuse conservatrice, a salué ses déclarations sur X, affirmant avoir voté pour ses actions et encourageant à « bombarder les jihadistes ». Loomer a même qualifié les propos de Trump de « géniaux » et a exprimé sa satisfaction face aux menaces de frappes contre l’Iran.
Ce nouvel épisode de la rhétorique de Trump soulève des questions importantes sur la direction de la politique étrangère américaine et l’impact de ses déclarations sur la sécurité internationale. Alors que les tensions avec l’Iran continuent de croître, la communauté internationale observe avec inquiétude les développements de cette situation volatile.