Alors que les tensions au Moyen-Orient atteignent des sommets, l’ultimatum posé par le président américain Donald Trump à Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz arrive à échéance ce lundi. Ce passage stratégique, essentiel pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, est presque totalement paralysé depuis le début de la guerre entre Israël et l’Iran. Le président Trump a menacé de frappes militaires dévastatrices si l’Iran ne répond pas à ses exigences.
EN BREF
- L’échéance de l’ultimatum de Trump à l’Iran est fixée à ce lundi soir.
- Le détroit d’Ormuz est presque complètement fermé depuis le début du conflit.
- Les tensions militaires entre Israël et l’Iran continuent d’escalader, avec des conséquences alarmantes.
Depuis le déclenchement des hostilités, le détroit d’Ormuz a subi une chute dramatique de son activité, avec un effondrement de 95 % du transit des marchandises. En temps normal, ce passage maritime voit transiter près de 20 % des hydrocarbures mondiaux. Si l’Iran ne répond pas aux demandes américaines d’ici la soirée, Trump a promis de « frapper et anéantir » les centrales électriques iraniennes, en ciblant d’abord les plus importantes.
Ce ultimatum, qui prendra fin à 23h44 GMT, a été accompagné de déclarations militaires de la part des États-Unis, qui maintiennent un flou sur la durée de leurs opérations. Scott Bessent, ministre américain des Finances, a déclaré que parfois, une escalade est nécessaire pour parvenir à une désescalade. De son côté, Israël anticipe que les combats contre l’Iran et le Hezbollah se prolongeront, tandis que son armée prévoit d’intensifier ses opérations.
Le contexte est particulièrement tendu, avec la récente destruction d’un pont stratégique au Liban, utilisé par le Hezbollah pour ses opérations. Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé cette attaque comme un « prélude à une invasion terrestre ». Dans ce climat de guerre, les frappes iraniennes ne cessent de se multiplier, avec des missiles ciblant des sites en Israël, dont un près de Dimona, un centre de recherche nucléaire.
La situation est d’autant plus préoccupante que des attaques ont visé des installations nucléaires, suscitant des craintes quant à une possible escalade nucléaire. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’OMS, a exprimé ses inquiétudes concernant les conséquences d’une telle escalade militaire. Les frappes iraniennes ont fait plus d’une centaine de blessés, renforçant l’anxiété parmi la population israélienne.
Alors que Donald Trump maintient la pression sur Téhéran, l’Iran a averti que toute attaque contre ses infrastructures serait considérée comme une provocation. Le gouvernement iranien a également évoqué la possibilité de fermer complètement le détroit d’Ormuz, ce qui aurait des répercussions dramatiques sur le marché mondial du pétrole.
Les marchés pétroliers ont déjà commencé à réagir, avec une hausse significative des cours, le baril de WTI franchissant les 100,10 dollars. Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a averti que si le conflit perdure, les économies mondiales pourraient en souffrir gravement, en soulignant la perte de 10 millions de barils par jour qui ne peuvent sortir du Golfe arabo-persique.
Face à cette situation tendue, plusieurs pays, dont les Émirats, le Royaume-Uni, la France et le Japon, se sont dits prêts à agir pour rouvrir le détroit d’Ormuz. À Téhéran, bien que le nombre de frappes israélo-américaines ait diminué, l’incertitude demeure prédominante parmi la population. Shiva, une Téhéranaise de 31 ans, a partagé son sentiment d’angoisse face à l’avenir incertain de son pays.
Les acteurs du conflit continuent de se préparer à des escalades futures, laissant entrevoir un avenir sombre pour la région et pour l’économie mondiale.