Un étudiant traverse 27 capitales pour sensibiliser au diabète de type 1

Hakaroa Vallée, étudiant en ingénierie, a récemment réalisé un défi impressionnant : courir 27 kilomètres par jour à travers les 27 capitales de l’Union européenne. Du 27 juillet au 22 août 2026, il a ainsi parcouru un total de 729 kilomètres. Ce défi, bien plus qu’une simple aventure sportive, vise à sensibiliser le public à la réalité du diabète de type 1, une maladie souvent mal comprise.

EN BREF

  • Hakaroa Vallée a couru 729 kilomètres pour sensibiliser au diabète de type 1.
  • Il utilise un système automatisé pour la gestion de son diabète.
  • Le défi vise à changer les perceptions sur les capacités des personnes atteintes de diabète.

Le 22 août, Hakaroa Vallée a terminé son parcours à Paris, exprimant sa satisfaction au micro d’Anaïs Matin. « C’est vrai qu’au départ, je me posais la question de savoir si j’allais réussir. Et finalement, me voici après avoir bouclé ces 729 kilomètres et très content d’avoir pu faire la dernière étape ici, à Paris », a-t-il déclaré, le sourire aux lèvres.

Le diabète de type 1, dont souffre Hakaroa Vallée, se caractérise par un excès de sucre dans le sang, causé par la destruction des cellules productrices d’insuline par le système immunitaire. Cette maladie, souvent confondue avec le diabète de type 2, présente des enjeux différents. « Le type 2 a des prédispositions génétiques, mais c’est aussi une alimentation trop riche en sucre qui perturbe la production d’insuline », explique-t-il. « Dans le cas du diabète de type 1, l’origine est inconnue, et c’est une réaction auto-immune. » Ces distinctions sont cruciales pour comprendre les défis quotidiens auxquels sont confrontés les patients.

Les personnes atteintes de diabète de type 1 vivent avec des symptômes tels que fatigue, nausées et troubles de la vue si leur taux de sucre n’est pas régulé correctement. Heureusement, des avancées technologiques ont permis de mieux gérer cette maladie. « Je suis en système à boucle fermée », précise Hakaroa. « Mon capteur de glycémie envoie des informations à ma pompe à insuline, qui ajuste automatiquement le dosage, imitant ainsi le fonctionnement naturel du pancréas. » Ces innovations ont ouvert la voie à une pratique sportive plus accessible, comme le prouve le parcours de sportifs de haut niveau souffrant également de cette maladie.

Cependant, malgré ces progrès, certaines professions, notamment dans l’armée ou la police, restent inaccessibles aux personnes atteintes de diabète de type 1 en France et dans d’autres pays européens. « C’est pourquoi j’ai décidé de relever ce défi », déclare Hakaroa. « Quoi de mieux qu’un défi sportif dans toute l’Europe pour sensibiliser? » Il a également adressé un message aux élus et ministres des Transports, de la Santé, du Travail, des Sports, de la Défense et de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, soulignant que les protocoles en place sont obsolètes.

Hakaroa Vallée se réjouit des progrès réalisés en France. Depuis 2019, une plus grande ouverture des métiers est perceptible. « Au début, on me disait que j’étais trop jeune et que faire du sport avec un diabète était trop risqué. Maintenant, je prouve que ce n’est pas du tout le cas », affirme-t-il, déterminé à changer les mentalités.

Ce défi de Hakaroa Vallée est un appel à la compréhension et à l’acceptation des personnes atteintes de diabète de type 1, et une démonstration que la maladie ne doit pas être un frein à la réalisation de ses passions et de ses ambitions.