Un guide vestimentaire de la SNCF suscite la controverse et des réactions vives

Un guide interne de la SNCF, contenant des recommandations sur l’apparence des agents, a provoqué une véritable tempête médiatique. Ce document, intitulé « Guide élégance TGV Inoui – édition février 2026 », a été retiré après avoir suscité des critiques acerbes de la part des syndicats et de nombreux salariés.

EN BREF

  • Un guide vestimentaire de la SNCF a été retiré après des critiques.
  • Les syndicats dénoncent un document jugé infantilisant et discriminatoire.
  • Une enquête interne a été ouverte pour comprendre les circonstances de sa publication.

Le guide en question avait pour objectif de promouvoir une image de « l’élégance à la française » parmi les agents de TGV Inoui. Cependant, ses conseils, jugés dépassés, ont provoqué une réaction immédiate. Alain Krakovitch, directeur de TGV Intercités, a reconnu sur le réseau social X que ce guide « n’avait aucune raison d’être » et a demandé son retrait immédiat. « Ce ne sont ni nos valeurs ni nos méthodes vis-à-vis de nos agents », a-t-il précisé.

Les syndicats, notamment la CFDT, ont immédiatement dénoncé ce document qu’ils considèrent comme déplacé. Dans un courrier adressé à la direction, ils ont qualifié le guide d’ »infantilisant et discriminatoire », insistant sur le fait que la SNCF ne devrait pas dicter à ses agents comment se comporter ou s’habiller. Cette réaction a été renforcée par les extraits publiés par BFMTV, qui montrent des recommandations sur la façon de choisir sa tenue en fonction de la morphologie.

Les conseils incluaient des recommandations spécifiques pour les femmes, telles que l’évitement de vêtements jugés trop moulants ou trop amples, ou encore la suggestion d’un maquillage « subtil » plutôt que des fards « noirs très intenses ». Pour les hommes, des conseils similaires ont été donnés, comme privilégier un pantalon « coupe droite ou légèrement fuselé » pour ceux ayant une morphologie en « H ».

Pour le syndicat SUD-Rail, ces recommandations instaurent une pression implicite sur l’apparence des employés et imposent des standards esthétiques jugés obsolètes. « À la lecture de ces pages, on se croirait revenu dans les années 1960 », a ainsi commenté un représentant de l’organisation syndicale.

Face à la controverse, la SNCF a décidé de retirer le guide de sa plateforme interne et a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances de sa rédaction et de sa diffusion. Cette situation soulève des questions sur la manière dont les entreprises gèrent l’image de leurs employés et les attentes sociétales en matière d’apparence.

Alors que le débat sur l’apparence au travail prend de l’ampleur, cette affaire illustre la nécessité d’une réflexion plus profonde sur les normes de présentation dans le milieu professionnel. Les réactions des syndicats et des employés montrent que de telles directives peuvent avoir des répercussions significatives sur la perception de l’organisation et sur le moral des agents.