Un homme déjà poursuivi pour meurtre accusé de vouloir tuer Nigel Farage

Joshua Kerry, un Britannique de 28 ans, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire complexe, ayant été inculpé ce vendredi 2 octobre pour préparation d’actes de terrorisme. Cette accusation fait suite à des intentions présumées d’assassiner Nigel Farage, le leader du parti d’extrême droite Reform UK. Kerry est déjà sous le coup d’une inculpation pour le meurtre d’Ann Widdecombe, une ancienne députée retrouvée morte dans des conditions tragiques, ce qui soulève des questions pressantes sur la sécurité des personnalités politiques au Royaume-Uni.

EN BREF

  • Joshua Kerry, 28 ans, inculpé pour préparation d’actes de terrorisme.
  • Accusé d’avoir voulu assassiner Nigel Farage, leader de Reform UK.
  • Déjà poursuivi pour le meurtre de l’ex-députée Ann Widdecombe.

La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a exprimé sa solidarité envers Nigel Farage et sa famille, soulignant que « une attaque contre une personnalité politique est une attaque contre nous tous ». Cette déclaration résonne dans un contexte où les menaces à l’encontre des figures publiques sont de plus en plus fréquentes. Mahmood a également noté que cette affaire pose des questions cruciales sur la sécurité des personnes exerçant des responsabilités publiques.

Les faits reprochés à Joshua Kerry se sont déroulés entre le 31 mai 2024 et le 8 juillet 2026, période durant laquelle il aurait planifié des actes violents. Il a été précédemment inculpé en juillet pour le meurtre d’Ann Widdecombe, une figure respectée de la politique britannique, retrouvée morte à son domicile dans le sud de l’Angleterre. Son décès a été qualifié d’« attaque ciblée », Kerry étant suspecté de l’avoir frappée à la tête avec un marteau à 21 reprises.

Joshua Kerry doit comparaître mercredi devant un tribunal londonien. La police antiterroriste a récemment rouvert une enquête sur une attaque au cocktail incendiaire visant le domicile de Nigel Farage, survenue quelques mois auparavant. Les enquêteurs ont indiqué avoir découvert une piste qui n’avait pas été exploitée jusqu’alors, rendant l’affaire encore plus inquiétante.

En avril, Farage avait relaté dans le Daily Telegraph qu’un engin incendiaire avait été introduit dans sa boîte aux lettres, un incident qu’il a qualifié de « tentative d’incendie criminel ». Cet événement souligne la montée des tensions et des menaces à l’encontre des politiciens, qui sont souvent des cibles en raison de leurs opinions controversées.

Le meurtre d’Ann Widdecombe a relancé le débat sur la sécurité des personnalités politiques au Royaume-Uni, une préoccupation qui n’est pas nouvelle. Elle est la troisième figure politique à subir une attaque ciblée au cours des dix dernières années, après le meurtre de la députée travailliste Jo Cox en 2016 par un sympathisant néonazi, et l’assassinat du député conservateur David Amess en 2021 par un partisan du groupe État islamique.

Joshua Kerry, qui réside à Rotherham, à près de 480 kilomètres de Haytor, où vivait Ann Widdecombe, a été arrêté le 11 juillet, peu après la découverte du corps de l’ancienne députée. Les forces de l’ordre locales avaient d’abord rejeté un mobile politique, mais la police antiterroriste a rapidement pris la relève, confirmant qu’il s’agissait d’une attaque délibérée.

Cette série d’événements tragiques met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue en matière de sécurité pour les personnalités politiques, alors que le climat politique continue d’évoluer vers une polarisation croissante et des tensions exacerbées.