Un tragique incident a eu lieu au sein du 35e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes, où un militaire, le brigadier Alexandre Lanckbeen, a perdu la vie à l’hôpital militaire de Percy, à Clamart, des suites de blessures par balle. Ce drame s’est produit lors d’une soirée où les soldats ont consommé de l’alcool et joué avec des armes à feu, un comportement strictement interdit sur le site militaire.
EN BREF
- Un militaire décède après avoir été atteint par un tir accidentel à la tête.
- Trois soldats sont mis en examen, dont un pour avoir tiré sur la victime.
- Les militaires impliqués avaient consommé de l’alcool malgré l’interdiction en vigueur.
Le brigadier Lanckbeen a été grièvement blessé dans la nuit du 14 février, alors qu’il participait à un jeu avec une arme à feu. Les circonstances de cet événement tragique sont particulièrement préoccupantes, car il révèle des manquements graves aux règlements militaires sur la consommation d’alcool et l’utilisation d’armes.
Le gouverneur militaire de Paris, Loïc Mizon, a exprimé sa profonde tristesse sur X, en adressant ses condoléances aux proches du militaire. Le chef d’état-major de l’armée de Terre, Pierre Schill, a également fait part de ses sympathies à la famille du défunt, soulignant l’impact de cette perte sur ses camarades soldats.
Selon le ministère public, Alexandre Lanckbeen avait reçu un projectile de calibre 9 mm à la tête, un tir qui aurait été effectué par un de ses camarades. Les trois militaires concernés, en mission « Sentinelle » à Paris, ont été placés en garde à vue et ont reconnu avoir consommé de l’alcool durant la soirée, malgré l’interdiction formelle de le faire.
Les taux d’alcoolémie relevés étaient alarmants, oscillant entre 0,17 g/L et 2,5 g/L, avec un taux de 1,57 g/L pour le militaire soupçonné d’être le tireur. Les militaires ont expliqué qu’ils jouaient à tester leurs réflexes avec une arme en main, une activité qui s’est tragiquement soldée par un accident mortel.
Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête avant de transmettre l’affaire au parquet de Paris, compétent en raison du statut militaire des mis en cause. Benjamin D., soupçonné d’avoir tiré sur Lanckbeen, est poursuivi pour violences avec arme suivie d’infirmité permanente, un crime passible de 15 ans de réclusion criminelle.
Son avocat a affirmé que le tir était accidentel et que son client n’était pas conscient que l’arme était chargée. Malgré cela, les conséquences sont dramatiques, et les poursuites pourraient évoluer à mesure que l’enquête progresse.
Les deux autres militaires, Fabien B. et Mohamed C., sont également poursuivis pour blessures involontaires et modification de l’état des lieux d’un crime, ce qui indique qu’ils auraient tenté de dissimuler des éléments de la scène du drame. Ils sont également accusés de violation de consigne par consommation d’alcool et, pour Mohamed C., de violation de consigne par arme de service non sécurisée.
Ce drame soulève des questions cruciales sur la discipline au sein de l’armée et les mesures de sécurité en vigueur lors des missions. Les conséquences de cette soirée tragique résonneront au-delà de la perte d’un camarade, mettant en lumière des lacunes potentielles dans la formation et la supervision des soldats.
À la suite de cet incident, il est impératif que des réflexions et des actions soient entreprises pour éviter que de tels événements ne se reproduisent à l’avenir. La sécurité des militaires et le respect des règlements doivent être une priorité absolue.