Une affaire de circulation a pris une tournure inattendue à Lausanne, en Suisse. Un homme, prénommé Max, a été percuté par un véhicule alors qu’il traversait la rue au niveau d’un feu tricolore, et a reçu plusieurs mois plus tard une amende de 100 francs suisses, soit près de 110 euros. Cette sanction a profondément choqué Max, qui estime avoir respecté les règles de circulation au moment de l’accident.
EN BREF
- Max a été renversé par une voiture en avril 2025 alors qu’il avait le feu vert.
- Huit mois après l’accident, il reçoit une amende pour avoir prétendument traversé au rouge.
- La police justifie la sanction par des témoignages qui contredisent la version de Max.
Les faits remontent au 6 avril 2025, lorsque Max traverse la chaussée en toute légalité. Selon son témoignage, le feu était vert pour les piétons et l’automobiliste aurait franchi l’intersection sans s’arrêter. L’impact l’a fait chuter, mais ses blessures se sont révélées légères. Des policiers présents à proximité sur une autre intervention n’ont pas jugé nécessaire de s’approcher pour constater les faits, laissant Max dans l’incompréhension.
Après l’accident, il a contacté la police pour signaler l’incident. À sa grande surprise, il a appris que des collègues sur place avaient déjà transmis l’information, et l’affaire a été considérée comme réglée. Max, bien que choqué, a même pris la précaution de se rendre aux urgences pour s’assurer qu’il n’avait rien de grave.
Malgré la légèreté de ses blessures, l’absence d’un constat sur place et le départ du conducteur sans qu’aucune procédure ne soit engagée ont laissé Max perplexe. Comment un accident impliquant un piéton pouvait-il se conclure si rapidement, sans vérification approfondie ? Il pensait alors que les compagnies d’assurance pourraient clarifier la situation et couvrir ses frais médicaux.
Huit mois plus tard, la situation a pris un tournant inattendu. En janvier, Max a reçu une contravention pour avoir prétendument traversé au feu rouge le jour de l’accident. Il a alors découvert que les auditions menées par les autorités avaient conduit à une version des faits différente de la sienne. Max a exprimé son indignation, affirmant : « On me traite comme un criminel alors que je suis la victime. » Il peine à comprendre comment une amende peut être infligée à un piéton dans une situation où il se sent lésé.
Au-delà du montant de l’amende, c’est la notion de responsabilité qui le révolte. Max estime que cette contravention complique ses démarches administratives et bloque la prise en charge de ses frais médicaux. Malgré son mécontentement, il ne souhaite pas engager de recours, conscient que les frais juridiques seraient supérieurs au montant de l’amende.
Interrogée par la presse locale, la police de Lausanne a confié que les témoignages recueillis avaient conduit à une version des faits qui ne correspondait pas à celle du piéton. Cela a permis aux autorités de justifier la contravention. Max s’interroge sur la justice de cette décision, soulignant que « c’est leur parole contre la mienne », et se demande si la situation aurait été différente si un constat avait été établi immédiatement.
Cette affaire soulève des questions plus larges sur la responsabilité dans les accidents impliquant des piétons. En vertu de la loi fédérale suisse, le conducteur doit toujours assumer ses responsabilités, même lorsque le feu est en sa faveur. Cela soulève une interrogation sur la manière dont les faits sont interprétés et traités dans de telles situations. Malgré les complexités juridiques, Max reste convaincu d’être la véritable victime dans cette histoire, ressentant une profonde injustice.