Un policier licencié après avoir montré une activité commerciale malgré son arrêt maladie

Un sergent de la police métropolitaine de Londres a récemment fait l’objet d’une décision disciplinaire sévère après avoir été mis à l’écart pour des raisons médicales. Bien qu’il perçoive des indemnités liées à un arrêt maladie, ce policier a été surpris par ses supérieurs alors qu’il menait une vie active sur les réseaux sociaux, se présentant comme un entrepreneur impliqué dans la gestion d’un service de pizzas ambulant.

EN BREF

  • Un sergent policier a été licencié pour avoir poursuivi une activité commerciale pendant un arrêt maladie.
  • Les réseaux sociaux ont révélé son implication dans la gestion d’une pizzeria ambulante.
  • La décision soulève des questions sur les limites de l’activité professionnelle durant un arrêt maladie.

Le sergent Matt Skelt, qui a servi la police métropolitaine pendant plus de trente ans, a souffert de problèmes de santé chroniques, ce qui a justifié son retrait progressif du service en 2025. Bien qu’il soit officiellement déclaré incapable d’assurer ses fonctions, ses publications sur les réseaux sociaux ont suscité des interrogations. En effet, elles montraient un homme actif, participant à des événements et promouvant son entreprise de pizzas.

Initialement, l’activité commerciale de Matt Skelt avait été autorisée dans le cadre d’une préparation à sa retraite. Cependant, en août 2025, une lettre de l’administration lui a signifié la révocation de cette autorisation, la considérant incompatible avec son état de santé et son retour progressif au travail. Malgré cet avertissement, il a continué à développer son entreprise, ce qui a accru les doutes sur la véracité de son arrêt maladie.

Les publications de l’automne dernier ont été déterminantes dans cette affaire. Elles montraient le sergent vendant des pizzas à divers événements et travaillant devant un pub, alors qu’il était officiellement absent pour des raisons de santé. Les autorités disciplinaires ont conclu que ces images contredisaient l’absence déclarée pour maladie et remettaient en question la cohérence entre son état de santé et son activité.

Lors de son audience devant la commission de discipline à Sutton, Matt Skelt a tenté de défendre sa position, arguant qu’il n’avait jamais cherché à cacher son activité. Il a aussi fait valoir que la lettre reçue ne constituait pas une injonction formelle l’obligeant à cesser son activité. Il a exprimé le dilemme auquel il faisait face : obéir aux ordres ou risquer de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins une fois à la retraite.

Cependant, la commission a jugé que, malgré sa défense, son implication dans cette activité publique était incompatible avec son arrêt maladie. La présidente de la commission, Rachel Williams, a clairement indiqué que le policier était « suffisamment en forme pour travailler », mais pas pour servir le public. La décision finale a été un licenciement pour faute grave, une issue difficile à accepter pour un homme qui a consacré sa vie à la police.

À l’issue de l’audience, Matt Skelt a exprimé son amertume face à cette décision, déclarant que sa réputation était précieuse pour lui. Il a affirmé que l’idée d’être renvoyé pour faute grave était difficile à accepter et qu’il n’avait jamais voulu contester l’autorité de la police métropolitaine.

Cette affaire met en lumière un débat plus large sur les limites de l’activité professionnelle durant un arrêt maladie, surtout à une époque où les réseaux sociaux peuvent fournir des preuves tangibles. En France, exercer une activité pendant un arrêt maladie entraîne des conséquences financières et disciplinaires. L’histoire de Matt Skelt illustre bien comment une activité, même perçue comme une transition vers la retraite, peut se transformer en une affaire disciplinaire significative lorsque les preuves sont publiques.