Le 14 juillet 2026 marque le dixième anniversaire de la tragédie sur la Promenade des Anglais à Nice, où un attentat a coûté la vie à 86 personnes. Ce drame, qui a laissé des cicatrices profondes dans la ville, est commémoré par des cérémonies en hommage aux victimes et aux intervenants de cette nuit tragique.
EN BREF
- 86 personnes ont perdu la vie lors de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice.
- Frédéric Dal-Pont, pompier, se remémore son intervention cette nuit-là.
- Les commémorations incluent un défilé militaire et une cérémonie présidée par Emmanuel Macron.
Ce mardi, la ville de Nice revit les événements tragiques de cette nuit d’été où un camion a fauché la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais. Les commémorations débutent par un défilé militaire et culmineront avec une cérémonie officielle en présence d’Emmanuel Macron, rendant hommage aux victimes et aux secours. Parmi ces derniers, le lieutenant Frédéric Dal-Pont, qui a vécu cette nuit sous le choc, raconte son expérience.
Frédéric n’était pas de service ce soir-là, et il se rappelle que la soirée était initialement festive. Sur une plage privée, il a été alerté par un mouvement de foule sur la promenade. À 22h30, les événements prenaient une tournure tragique. “Une fois le feu d’artifice terminé, je vois un mouvement de foule sur la plage. Le camion est déjà passé et j’ai quatre victimes devant moi, dont trois enfants”, se remémore-t-il avec une grande émotion.
Dans le récit de Frédéric, l’horreur de la scène est palpable. Il se souvient d’avoir pris en charge une petite fille de deux ans et demi, la plus jeune victime de cette nuit-là. “Je l’ai fait. Je m’arrête à chaque corps et le dernier que je compte, c’est le chauffeur du camion. Il y a des images qui restent imprégnées et qu’on oubliera jamais”, confie-t-il, révélant la dureté de son témoignage.
Pour Frédéric, cette nuit a laissé des traces indélébiles. Après l’intervention, il a ressenti le besoin de rencontrer les familles des victimes, un acte qu’il décrit comme une forme de thérapie pour surmonter l’impensable. “Il fallait que je leur dise que je me sentais impuissant”, explique-t-il. Ce besoin de se reconnecter avec les familles témoigne d’un profond respect et d’une empathie envers ceux qui ont perdu un être cher.
À l’approche de ce dixième anniversaire, Frédéric souligne l’importance de sa présence lors des commémorations. “Cette année, c’est particulier, il y a le président de la République qui va venir. Je représenterai les pompiers de Nice et c’est important d’y participer. Dix ans plus tard, on est toujours là”, conclut-il, soulignant la résilience de la communauté niçoise face à l’adversité.
Les souvenirs de cette tragédie sont toujours vifs, tant pour les proches des victimes que pour ceux qui ont été témoins ou impliqués dans l’intervention. La mémoire collective de cette nuit sombre est préservée à travers des cérémonies comme celle-ci, unissant la ville dans le souvenir et l’espoir d’un avenir plus sûr.