Depuis près de deux mois, un retraité de 72 ans, Daniel Dhordain, résidant dans le Nord, traverse une véritable épreuve administrative. La raison ? La Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) l’a déclaré mort, ce qui a bloqué ses remboursements de soins médicaux et sa pension de retraite.
EN BREF
- Daniel Dhordain, 72 ans, déclaré mort par la CPAM, souffre de conséquences administratives.
- Une confusion due à un homonyme décédé en 2026 a engendré des complications.
- Sa carte Vitale désactivée a affecté ses remboursements et sa pension de retraite.
Cette situation kafkaïenne débute avec un appel de sa pharmacienne, qui lui annonce que ses remboursements pour médicaments sont suspendus, « au motif que j’étais mort. Ça met un coup ! » se remémore cet habitant de Marcoing, une petite commune près de Cambrai. Cette révélation déclenche une série d’événements désastreux pour Daniel Dhordain.
Après avoir contacté la CPAM du Nord, il apprend qu’il n’est pas retrouvé dans leurs fichiers. Déterminé à résoudre cette énigme, il effectue des recherches en ligne et découvre un avis de décès le concernant, celui d’un autre Daniel Dhordain, décédé à l’âge de 66 ans à Cambrai. Ce malheureux incident est le fruit d’une confusion administrative entre les deux hommes, tous deux domiciliés dans la même région.
En conséquence, la carte Vitale de Daniel a été désactivée, entraînant le non-remboursement de ses soins médicaux. De plus, il s’aperçoit que sa pension de retraite n’a pas été versée le mois suivant. Face à cette situation, il doit prouver qu’il est bien vivant. Cette quête de validation le pousse à se rendre à la mairie de Marcoing pour obtenir un « Certificat de vie », qu’il envoie ensuite aux différentes administrations concernées.
La CPAM, après avoir reçu le retraité, a commencé à rétablir ses droits. « Ma carte Vitale a été réactivée… mais toujours pas mon compte Ameli ! J’attends de voir si, depuis, mes derniers soins seront pris en compte », confie-t-il, visiblement préoccupé, à La Voix du Nord.
Le service de l’Assurance Maladie, de son côté, assure travailler en collaboration avec la CARSAT Hauts-de-France pour résoudre ce problème. Toutefois, Daniel Dhordain devra encore patienter jusqu’au mois prochain pour savoir si sa pension de retraite lui sera finalement versée.
Ce type d’incident, bien que rare, n’est pas isolé. D’autres personnes, comme Jean Poulain à Deauville ou Philippe Deneuville dans le Nord, ont également été victimes d’erreurs administratives de ce genre. Ces mésaventures, bien que frustrantes, mettent en lumière les failles du système administratif et les conséquences qu’elles peuvent avoir sur la vie quotidienne des citoyens.
Daniel Dhordain est un exemple parmi tant d’autres, rappelant que la vigilance est de mise face aux erreurs administratives qui peuvent rapidement devenir des cauchemars pour les victimes. Alors qu’il espère un dénouement rapide, son histoire soulève des questions sur la rigueur des processus administratifs et l’importance de l’identification correcte des individus.