Un septuagénaire placé en garde à vue pour l’assassinat d’une ouvrière viticole en 2006

Près de deux décennies après le meurtre de Chantal Seguineau, une ouvrière viticole disparue en avril 2006 près de Libourne en Gironde, un homme de 70 ans a été placé en garde à vue ce mardi. Cette avancée dans l’enquête a été confirmée par le parquet de Nanterre.

EN BREF

  • Un septuagénaire est en garde à vue pour l’assassinat de Chantal Seguineau.
  • Le corps de la victime a été découvert en mai 2006, avec des blessures graves.
  • Des expertises ADN ont récemment relancé l’enquête, après des années de silence.

Chantal Seguineau, âgée de 32 ans au moment de sa disparition, a été vue pour la dernière fois le 28 avril 2006. Son corps a été retrouvé cinq jours plus tard, le 3 mai, dans un sous-bois à Saint-Martin-du-Bois. Les circonstances de sa mort sont particulièrement tragiques : elle a été découverte face contre terre, les mains attachées, et une autopsie a révélé qu’elle avait subi un coup violent à la tête, causé par un objet contondant.

Lors des premières investigations, les gendarmes n’avaient pu établir qu’un lien direct entre la victime et deux objets retrouvés près de son corps : un mousqueton et une douille de fusil utilisée dans le domaine viticole. À l’époque, seul l’ADN de Chantal Seguineau avait été identifié sur ces objets. Cependant, des avancées récentes dans l’analyse ADN ont permis de détecter des profils masculins inconnus, désormais enregistrés dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

Suite à ces nouvelles découvertes, une information judiciaire pour assassinat a été ouverte par le parquet de Libourne le 5 mai 2006. Les investigations menées à l’époque avaient exploré plusieurs pistes, notamment celle du mari de Chantal et de ses beaux-frères, mais aucune n’avait abouti à des conclusions probantes.

Ce n’est qu’en décembre 2022 qu’une juge d’instruction du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) du parquet de Nanterre a repris le dossier. Cette réouverture a permis de relancer l’enquête, menant à l’interpellation récente du suspect. Actuellement placé en garde à vue, il doit être entendu par les gendarmes de la section de recherches de Bordeaux, qui collaborent avec la division des affaires non élucidées de la gendarmerie nationale.

Les proches de Chantal Seguineau espèrent que cette avancée permettra enfin de faire la lumière sur une affaire qui a profondément marqué la région et suscité de nombreuses interrogations. Le mystère entourant son décès, malgré les années écoulées, reste un sujet sensible et d’actualité.

À mesure que l’enquête progresse, les espoirs de justice pour Chantal et sa famille se renforcent, témoignant de la détermination des autorités à résoudre ce dossier longtemps resté dans l’ombre.