Un SMS troublant de Christophe Ellul à Elisa Pilarski avant sa mort : le procès s’ouvre

Ce mardi 3 mars 2026, s’ouvre à Soissons le procès de Christophe Ellul, accusé d’homicide involontaire dans la mort tragique de sa compagne, Elisa Pilarski. Cette jeune femme, alors enceinte de six mois, a perdu la vie en novembre 2019, après avoir été mordue par le chien de son compagnon. La réouverture de ce dossier, près de sept ans après les faits, soulève de nombreuses interrogations, notamment à propos d’un SMS envoyé par Ellul à la victime juste avant son décès.

EN BREF

  • Le procès de Christophe Ellul, pour homicide involontaire, débute aujourd’hui.
  • Un SMS envoyé à Elisa Pilarski avant sa mort pourrait affaiblir sa défense.
  • Des preuves photographiques remettent en question les déclarations d’Ellul.

Le décès d’Elisa Pilarski a été particulièrement médiatisé, et les circonstances entourant sa mort continuent de susciter de vives émotions. Les avocats de la famille affirment que le message envoyé par Ellul à sa compagne est un élément décisif de l’enquête. Ce dernier a été expédié à 13h45, soit peu après l’heure présumée de la mort, fixée à 13h30 par le rapport d’autopsie. Dans ce message, Ellul indique : « Je le fais piquer », ce qui pourrait être interprété comme une admission de responsabilité concernant l’accident mortel impliquant son chien, Curtis.

Les proches d’Elisa estiment que l’analyse du téléphone portable de la victime, longtemps ignorée, apporte des éléments cruciaux qui pourraient fragiliser la défense de Christophe Ellul. L’oncle d’Elisa a même déclaré : « Par ce seul SMS, il reconnaît que son chien est à l’origine du décès de ma nièce. »

En outre, la famille a découvert des photographies prises par Elisa juste avant l’incident. Ces images montrent Curtis en laisse, mais sans muselière, alors qu’Ellul a toujours soutenu que le chien était muselé lors de la promenade. Ces éléments visuels ajoutent une couche de complexité au dossier et remettent en question les déclarations de l’accusé.

Pour l’avocat de la famille, Me Terquem-Adoue, ce SMS est une pièce maîtresse du dossier. Il a souligné l’importance de l’exploitation des nouvelles technologies dans les enquêtes pénales : « En matière pénale, ce qui est très difficile, c’est d’apporter la preuve de la culpabilité d’un individu. (…) Et là, il est clair qu’avec les nouvelles technologies, un téléphone peut parler et délivrer pas mal d’informations. » Il déplore également le fait que ces données n’aient pas été examinées plus tôt, affirmant que les enquêteurs auraient pu obtenir des réponses plus précises.

Face à la gravité de ces révélations, Christophe Ellul reste ferme dans son déni. L’accusé a déclaré ne pas se souvenir d’avoir envoyé ce SMS, affirmant : « Dès que c’est trop précis, il ne se souvient plus. » Son avocat insiste sur l’absence de preuve solide à l’encontre de son client, qui maintient que l’attaque a été causée par un comportement lié à la chasse à courre, et non par son chien.

Lors de cette audience, les juges devront examiner non seulement les éléments de preuve présentés par l’accusation, mais aussi la défense d’Ellul, qui fait face à des accusations graves et à des conséquences potentiellement sévères. Ce procès sera scruté de près par les médias et le public, tant l’affaire a marqué les esprits et soulevé des questions sur la responsabilité des propriétaires de chiens et la sécurité publique.

Les jours à venir devraient apporter des éclaircissements sur cette affaire tragique, alors que la famille d’Elisa Pilarski espère obtenir justice pour leur proche disparue.