Un TGV Nice-Paris bloqué 8 heures : récit d’une nuit cauchemardesque pour les passagers

Dans la nuit du lundi 30 mars, des passagers d’un TGV reliant Nice à Paris ont vécu une expérience pénible, coincés pendant près de huit heures dans un tunnel près de Marseille. Parti à 16h58, le train a été arrêté deux heures plus tard à cause d’un accident impliquant une personne, selon les déclarations de la SNCF.

EN BREF

  • Un TGV Nice-Paris immobilisé près de Marseille suite à un accident de personne.
  • Les passagers ont attendu 8 heures sans informations claires ni assistance adéquate.
  • La SNCF a promis des remboursements et des compensations à 150 % pour le train bloqué.

L’incident s’est produit vers 19 heures, entre les gares de Saint-Louis-les-Aygalades et d’Aix-en-Provence. Géraldine, une passagère de 30 ans, a témoigné auprès du HuffPost : « Ils nous ont rapidement informés qu’un arrêt d’urgence avait été déclaré et qu’ils allaient se renseigner sur la situation. » Les passagers ont vite compris que la situation était grave, avec l’arrivée des pompiers, du légiste et de la police judiciaire, ce qui a prolongé leur attente.

La police judiciaire, responsable d’autoriser la reprise du voyage, a pris plusieurs heures pour procéder à son enquête. Murielle Giordan, journaliste de franceinfo présente dans le train, a relaté sur X que les policiers ont commencé à interroger les passagers autour de minuit et demi. « L’enquête était toujours en cours vers 3 heures du matin », a-t-elle précisé.

Une porte-parole de la SNCF a déclaré à BFMTV que la police avait passé plus de six heures sur place, une durée sans précédent pour ce type d’incident. En comparaison, une enquête classique dure généralement entre 2 et 3 heures. Géraldine a rapporté que les passagers, bien que calmes, étaient frustrés par le manque de communication de la SNCF. « Pas d’eau, rien », a-t-elle souligné, ajoutant que l’information concernant l’eau disponible au wagon-bar n’avait pas été communiquée. De plus, certains passagers ont éprouvé des crises d’angoisse, tandis que des animaux étaient également contraints de rester à l’intérieur du train.

Ce n’est qu’à leur retour à Marseille, vers 4h30 ou 5 heures du matin, que les passagers ont enfin reçu de l’aide : des boissons, de la nourriture, des couvertures et des oreillers ont été distribués par la SNCF. Cependant, la suite du voyage restait incertaine. Les passagers ont été informés que le TGV allait stationner jusqu’à 8h45 avant de reprendre la route vers Paris. En attendant, deux trains supplémentaires partaient à 5 heures et 6 heures pour ceux en situation d’urgence, provoquant une agitation parmi les voyageurs, des discussions houleuses sur les priorités d’embarquement.

Géraldine, quant à elle, a décidé de rester dans son train initial. Elle a partagé son récit alors qu’elle était à nouveau en route vers Paris, avec une arrivée prévue en milieu de journée, soit environ 19 heures après leur départ. La SNCF a exprimé ses condoléances à la famille de la personne décédée lors de l’accident et a annoncé que tous les billets des passagers concernés seraient remboursés, avec une compensation de 150 % pour la gêne occasionnée.

Cette situation souligne non seulement les défis logistiques rencontrés par les compagnies ferroviaires en cas d’incidents graves, mais aussi l’importance d’une communication claire et rapide avec les passagers pour gérer des situations de crise.