Une affaire choquante a récemment ébranlé l’Hérault, où un couple de retraités, atteint d’Alzheimer, est soupçonné d’avoir été dépouillé de plus de 100 000 euros par leur aide à domicile. En mars 2027, trois suspects seront jugés à Montpellier, révélant ainsi les dangers liés à la vulnérabilité des personnes âgées.
EN BREF
- Un couple de retraités a perdu plus de 100 000 euros à cause de leur aide à domicile.
- Trois personnes, dont l’aide à domicile, seront jugées en mars 2027 à Montpellier.
- Les enfants du couple ont découvert des transactions bancaires suspectes.
La situation s’est développée en 2025 lorsque les deux octogénaires, âgés de 84 et 85 ans, ont quitté le Portugal pour retourner en France en raison de problèmes de santé. Souffrant de la maladie d’Alzheimer, ils nécessitaient un accompagnement quotidien. Ne trouvant personne de confiance pour les assister, leurs enfants ont fait appel à une salariée de leur entreprise, rémunérée sans être déclarée. Cette aide, se rapprochant progressivement du couple, a été hébergée temporairement à Sète, période pendant laquelle leur vulnérabilité était particulièrement accentuée.
Selon des informations rapportées par TF1-LCI, l’aide à domicile aurait abusé de sa position de confiance pour effectuer des transactions non autorisées. Utilisant à plusieurs reprises la carte bancaire du couple, elle aurait réalisé des achats, des retraits d’espèces et divers virements en faveur de proches. Ces actes se seraient étalés sur plusieurs mois, de l’été à novembre 2025. Une collègue de l’aide à domicile aurait également été impliquée, en effectuant des virements vers son propre compte.
Le montant total des sommes détournées atteint 103 780 euros, prélevés sur le compte du mari, qui avait plus de 140 000 euros d’économies. Ce sont les enfants du couple qui ont remarqué des transactions inhabituelles dans les relevés bancaires, déclenchant une enquête. Face à ces mouvements inexpliqués, ils ont déposé plainte, ce qui a permis d’identifier plusieurs suspects.
Le 29 juillet 2026, les enquêteurs ont placé en garde à vue l’aide à domicile, son compagnon et une collègue, tous soupçonnés d’abus de faiblesse. Cette infraction vise ceux qui profitent de la vulnérabilité d’autrui pour leur faire accomplir des actes contraires à leurs intérêts. Dans ce cas, la fragilité cognitive des retraités est centrale dans l’enquête, bien que la justice doive encore établir les responsabilités précises de chaque individu impliqué.
À l’issue de leur garde à vue, les trois suspects ont été convoqués devant le tribunal correctionnel de Montpellier, où leur procès se tiendra le 4 mars 2027. Ils devront alors répondre des accusations à leur encontre. En attendant, la présomption d’innocence continue de s’appliquer. L’affaire met en lumière l’importance du rôle des proches dans la surveillance des finances des personnes âgées, qui peuvent être facilement ciblées par des abus.
Depuis la découverte de ces détournements, l’état de santé du couple s’est dégradé, et les deux retraités ont été accueillis en Ehpad. Pour les familles confrontées à des situations similaires, certains signes peuvent alerter : retraits inhabituels, virements fréquents, disparition de moyens de paiement ou changements soudains dans la gestion des comptes. Préserver les preuves bancaires et signaler rapidement les faits peut aider à prévenir de tels abus.
Cette affaire rappelle l’importance d’une vigilance accrue face aux risques d’abus de faiblesse, surtout lorsque des proches ne peuvent plus gérer eux-mêmes leurs affaires.