Une consommation modérée de café réduirait le risque de démence, selon une étude

Une nouvelle étude met en lumière les effets bénéfiques du café sur la santé cognitive, suggérant qu’une consommation modérée pourrait réduire le risque de démence. Alors que plus de 50 millions de personnes dans le monde sont touchées par cette maladie, cette recherche offre un espoir dans la lutte contre la démence.

EN BREF

  • Une étude révèle que le café pourrait réduire le risque de démence.
  • Boire 2 à 3 tasses de café par jour est associé à un risque réduit de 18 %.
  • Les résultats soulignent l’importance de la caféine pour la santé cognitive.

Le café, souvent reconnu pour ses vertus stimulantes, pourrait jouer un rôle clé dans la préservation des fonctions cognitives. En effet, des chercheurs ont récemment analysé l’impact de cette boisson sur le risque de démence dans une étude publiée dans la revue JAMA. Malgré certaines incertitudes quant aux liens entre la consommation de café et la santé cognitive, cette recherche apporte des éléments significatifs.

Le Dr Daniel Wang, principal auteur de l’étude, a souligné l’importance de l’alimentation dans la prévention de la démence. « Nous avons voulu explorer si un élément aussi répandu que le café pouvait constituer une intervention diététique prometteuse », a-t-il déclaré. Avec plus de 130 000 participants suivis pendant 43 ans, l’étude a analysé l’alimentation et l’état cognitif des individus, mettant en lumière des résultats encourageants.

Les résultats montrent que les personnes consommant le plus de café présentent un risque de démence réduit de 18 % par rapport à celles en buvant peu ou pas. Cette protection était particulièrement marquée chez les individus qui buvaient entre 2 et 3 tasses de café quotidiennement. En revanche, la consommation de café décaféiné n’a pas montré d’effets similaires, suggérant que la caféine pourrait avoir des effets neuroprotecteurs.

Les chercheurs ont également noté que la consommation de thé avait des effets comparables, ce qui renforce l’hypothèse que la caféine elle-même joue un rôle clé dans la protection contre la démence. Toutefois, ils mettent en garde contre une interprétation trop hâtive des résultats. « Bien que nos résultats soient encourageants, il est essentiel de rappeler que l’effet observé est modeste », a précisé le Dr Wang.

Au-delà de la consommation de café et de thé, d’autres facteurs de style de vie sont cruciaux pour prévenir la démence. Une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, ainsi que l’évitement du tabac et de l’alcool sont également recommandés. L’isolement social est un autre facteur de risque à prendre en compte, soulignant l’importance des interactions sociales pour le bien-être cognitif.

La démence, qui touche près de 50 millions de personnes dans le monde, représente un défi de santé publique majeur. Les chercheurs de l’université d’Exeter ont identifié plusieurs facteurs de risque associés à la démence précoce, notamment un faible niveau d’éducation, un statut socio-économique inférieur, et des antécédents médicaux spécifiques. Ces éléments doivent être intégrés dans une approche globale de prévention.

En somme, cette étude ouvre de nouvelles pistes pour la recherche sur la démence et son lien avec la consommation de café. Bien qu’il soit encore nécessaire d’approfondir les mécanismes sous-jacents, les résultats actuels apportent un nouvel éclairage sur l’importance d’un mode de vie sain pour préserver la santé cognitive.