À Montcenis, en Saône-et-Loire, une femme qui soutient régulièrement des associations a récemment été victime d’une escroquerie inattendue. Bien intentionnée, elle a découvert qu’un de ses chèques destinés à la Croix-Rouge avait été détourné pour alimenter des achats dans un supermarché de Limoges. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la sécurité des chèques et à la vulnérabilité des donateurs.
EN BREF
- Une femme de Montcenis a découvert qu’un chèque de 300 euros avait été détourné.
- Le montant, prévu pour la Croix-Rouge, a été utilisé dans un Leclerc à Limoges.
- La banque a reconnu la fraude, mais des frais ont été appliqués pour l’opposition sur ses chèques.
Chaque année, cette donatrice envoie des chèques pour régler sa mutuelle et soutenir des causes qui lui tiennent à cœur. Cependant, le 18 janvier, elle a remarqué un débit inhabituel de 300 euros sur son compte, alors qu’elle n’avait prévu qu’un don de 80 euros à la Croix-Rouge. En examinant ses relevés, elle constate que le chèque destiné à l’association n’a pas été encaissé. Intriguée, elle se rend compte qu’un chèque avec ses références a été frauduleusement utilisé.
La banque lui annonce que le chèque de 300 euros a été encaissé dans un Leclerc à Limoges, alors qu’elle n’a jamais mis les pieds dans cette ville. Son conseiller bancaire tente d’abord de minimiser la situation, évoquant une simple « erreur informatique ». Pourtant, la donatrice reste sceptique, surtout en découvrant que le chèque en question porte l’en-tête d’une autre banque, ce qui soulève des doutes sur l’intégrité du système bancaire.
« Le chèque de la Société Générale a le même numéro à sept chiffres que le mien, alors que je suis au Crédit Mutuel ! », s’exclame-t-elle, visiblement choquée par la situation. Après avoir partagé son expérience avec son conseiller, celui-ci admet que, dans ses 25 années de carrière, il n’a jamais été confronté à un tel cas. Cette anecdote souligne la rareté de l’escroquerie, mais également sa gravité.
En approfondissant ses recherches, la victime apprend l’importance du code CMC7, une série de chiffres au bas des chèques qui identifient la banque, le numéro de compte et celui du chèque. Lors d’une analyse approfondie, la banque découvre que les références du chèque de 80 euros destiné à la Croix-Rouge sont exactement les mêmes que celles du chèque de 300 euros encaissé à Limoges. Cela signifie que ses données ont été clonées pour créer un chèque frauduleux.
Ce chèque falsifié, bien que portant le logo d’une autre banque, est en fait un duplicata des informations de son chèque émis par le Crédit Mutuel. Ce type d’escroquerie transforme un don en un moyen de paiement frauduleux, à la fois crédible pour le point de vente et pour les systèmes bancaires. Selon les informations fournies par la banque, un individu a réussi à dupliquer ses références pour créer ce chèque de 300 euros.
Après avoir reconnu la fraude, la banque a remboursé la donatrice. Néanmoins, elle a dû faire face à des frais pour la mise en opposition sur son chéquier. Échaudée par cette expérience, elle a déposé une plainte pour escroquerie fin janvier, et une enquête est actuellement en cours.
Pour prévenir ce type de situation, la donatrice a décidé de privilégier les virements et les prélèvements pour ses futurs dons. Elle encourage également d’autres donateurs à adopter des pratiques plus sécurisées lorsqu’ils utilisent des chèques. Par exemple, il est conseillé de vérifier régulièrement les relevés bancaires et d’être vigilant lors de l’envoi de chèques à des organisations caritatives.
Cette affaire met en lumière les risques encourus par les donateurs utilisant des chèques, un moyen de paiement qui, bien qu’honorable, peut présenter des failles exploitables par des escrocs. Une vigilance accrue est donc de mise pour éviter que la bonne volonté ne se transforme en une désillusion financière.