Face à l’augmentation constante des prix des produits alimentaires, une famille de banlieue a décidé de prendre les choses en main. En janvier 2026, après avoir constaté que leur budget alimentaire était de plus en plus mis à mal, ils ont eu l’idée de transformer leur jardin de 50 m² en un potager. L’objectif ? Économiser sur les frais de fruits et légumes, devenus un luxe au fil des mois.
EN BREF
- Une famille a dédié 50 m² de son jardin à un potager pour réduire ses dépenses alimentaires.
- Les économies réalisées pourraient atteindre jusqu’à 520 € par an.
- Le potager a permis de produire des légumes sans pesticides, tout en réduisant le budget alimentaire.
Le défi a été simple mais ambitieux : chaque légume récolté serait considéré comme un achat évité au supermarché. Ainsi, pendant une saison entière, de mars à octobre, la famille a comptabilisé chaque salade, chaque bol de haricots verts. Les résultats étaient attendus avec impatience : ce petit lopin de terre serait-il réellement un soulagement pour leur portefeuille ?
Les statistiques sont éloquentes : pour un couple, le budget moyen consacré à l’alimentation est d’environ 385 € par mois. Les fruits et légumes, dont les prix ont augmenté de près de 20 % ces dernières années, représentent une part de plus en plus importante de cette dépense. D’où l’idée de cultiver soi-même ses légumes, pour alléger le poids de ces frais.
Les études sur les potagers familiaux indiquent qu’un espace de 50 m², bien entretenu et cultivé de manière judicieuse, peut générer des économies considérables. Ces économies peuvent atteindre jusqu’à 520 € par an, soit environ 40 € par mois. Même dans les scénarios les plus prudents, les économies restent non négligeables, variant entre 250 et 400 € par an.
Pour maximiser les bénéfices de leur potager, la famille a fait des choix stratégiques concernant les cultures. Ils ont opté pour des herbes aromatiques comme le persil, le basilic et la ciboulette, qui sont souvent vendues à des prix élevés en magasin, tout en étant faciles à cultiver. Les tomates anciennes et cerises, les courgettes et les haricots verts à rames ont également été privilégiés. En revanche, des cultures comme les pommes de terre et les oignons, peu coûteux mais exigeants en espace et en eau, ont été écartées.
Pour réduire les coûts, la famille a également choisi de réaliser elle-même ses semis, plutôt que d’acheter des plants en godets, souvent vendus à des prix exorbitants. Côté équipement, ils se sont contentés d’un minimum : une bêche, un râteau, une binette et un récupérateur d’eau de pluie. L’ajout d’un paillis épais a également permis de diminuer les besoins en arrosage.
La clé du succès réside dans l’optimisation de l’espace. La famille a compris qu’il était essentiel de ne jamais laisser la terre nue. Ainsi, dès mars, ils ont semé des radis, du mesclun, des pois et des fèves. Dès que les premiers légumes ont été récoltés, ils ont replanté des tomates, des courgettes et des haricots. En fin d’été, d’autres légumes comme les épinards, la mâche et les betteraves sont venus compléter leurs récoltes. Une partie des surplus a été conservée en bocaux ou congelée pour prolonger les bienfaits du potager jusqu’en hiver.
Les résultats ont été rapidement visibles sur le budget familial. Alors que les courses d’été pouvaient atteindre une centaine d’euros pour des fruits et légumes, une bonne partie des produits achetés provenait désormais du jardin. Au final, la famille a observé une réduction significative de ses dépenses, avec plusieurs dizaines d’euros d’économies certains mois. De plus, ils ont pu consommer des produits sans pesticides, tout en éprouvant le plaisir de cultiver leurs propres aliments.
Cette expérience a non seulement été bénéfique pour leur porte-monnaie, mais elle a également ravivé chez eux l’envie de continuer cette aventure potagère l’année suivante. Le jardin, devenu un véritable allié face à l’inflation, a prouvé qu’il est possible de conjuguer économies et plaisir de la culture.