Une femme condamnée pour harcèlement après avoir envoyé des vidéos de pets à l’ex de son compagnon

Au Pays de Galles, une dispute entre ex-partenaires a pris une tournure inattendue, entraînant la condamnation d’une jeune femme pour harcèlement. Rhiannon Evans, 25 ans, a été reconnue coupable d’avoir inondé l’ex-partenaire de son compagnon de vidéos de pets pendant la période des fêtes de fin d’année.

EN BREF

  • Rhiannon Evans a été condamnée pour harcèlement après avoir envoyé des vidéos de pets.
  • Les magistrats ont qualifié ces actes de harcèlement numérique.
  • Evans a reçu une ordonnance communautaire de 12 mois et une amende.

Cette affaire, surnommée « cyber-flatulences » par la presse britannique, marque un tournant dans la justice britannique concernant le harcèlement en ligne. Le tribunal de Caernarfon a jugé que les vidéos envoyées par Evans constituaient un comportement malveillant, suscitant une réelle détresse chez la victime, Deborah Prytherch.

Les faits remontent à décembre 2024, une période déjà tendue en raison des droits de visite des enfants entre le compagnon d’Evans et son ex. Dans un contexte d’angoisse, Evans a décidé de soutenir son partenaire en menant une campagne de harcèlement, qui s’est traduite par des vidéos où elle se filmait en expédiant des gaz. Ces envois, selon la procureure Diane Williams, étaient accompagnés d’un sourire malicieux de la part d’Evans, qui semblait trouver la situation hilarante, tandis que la victime ne partageait pas du tout cet humour.

Les juges ont statué que ces messages répétés s’apparentaient à une « course de conduite » de harcèlement, provoquant chez Prytherch une détresse significative. En témoignage, Deborah a exprimé son souhait de se sentir en sécurité chez elle, soulignant l’impact psychologique des actes d’Evans.

Reconnaissant les faits lors de son arrestation, Rhiannon Evans a été condamnée à une ordonnance communautaire de 12 mois, comprenant 15 séances de réhabilitation. De plus, elle doit respecter une ordonnance restrictive interdisant tout contact avec Deborah Prytherch pendant deux ans. Enfin, elle a été condamnée à verser une indemnité de 100 £, soit environ 116 €, ainsi que 199 £ de frais de justice, ce qui représente plus de 200 €.

Son avocate, Harriet Gorst, a souligné que l’accusée était sous l’influence de l’alcool au moment des faits et croyait qu’il s’agissait d’une blague innocente. Cependant, elle a pris conscience des conséquences de ses actes, reconnaissant qu’ils ont causé une réelle détresse à la victime.

Dans une déclaration à un tabloïd britannique, Evans a exprimé son étonnement face à la tournure des événements. « Je n’aurais jamais cru que pêter me mènerait au tribunal. C’est mesquin. Nous vivons dans une génération très ‘flocon de neige’. J’ai retenu ma leçon, » a-t-elle confié.

Cette affaire soulève des questions sur la nature du harcèlement numérique et sur la manière dont la justice aborde des comportements considérés comme humoristiques mais qui peuvent avoir des conséquences graves sur la vie des personnes ciblées.