Une Montpelliéraine bloque au Sri Lanka : affrètement d’un vol privé pour rentrer en France

La guerre au Moyen-Orient engendre des répercussions bien au-delà des frontières des pays touchés. Elle perturbe notamment le trafic aérien, contraignant de nombreux vacanciers à rester bloqués à l’étranger. C’est le cas d’une Montpelliéraine, qui se trouve actuellement au Sri Lanka, où elle attend désespérément de pouvoir rentrer en France après neuf jours d’attente.

EN BREF

  • Une femme de Montpellier est bloquée au Sri Lanka depuis neuf jours.
  • Elle envisage de louer un avion privé pour rentrer en France.
  • Environ 400.000 Français sont concernés par la situation au Moyen-Orient.

Cette vacancière, partie pour un séjour au Sri Lanka le 16 février, devait initialement rentrer le 2 mars. Malheureusement, le déclenchement du conflit en Iran a entraîné l’annulation de son vol, qui devait faire une escale dans cette région. Elle se retrouve donc dans l’incertitude, devant prendre des jours de congé supplémentaires pour prolonger son séjour imprévu. « Ça me coûte hyper cher parce que ça va faire une vingtaine de jours en plus que ce qui était prévu par rapport à mes vacances », confie-t-elle.

À la différence des Français vivant dans des zones de conflit direct, les vacanciers comme cette Montpelliéraine ne bénéficient pas d’une prise en charge prioritaire par l’État français. Face à cette situation, elle et près de 90 compatriotes bloqués avec elle ont décidé de s’organiser sur les réseaux sociaux pour envisager un affrètement collectif d’un vol privé. « On vit des choses incroyables ! Je n’avais jamais affrété d’avion de ma vie ! » a-t-elle partagé, illustrant l’absurdité de la situation.

Pour rendre ce vol possible, les participants ont commencé à estimer le coût d’un billet de retour improvisé entre Colombo et Paris. Ce montant pourrait atteindre jusqu’à 1.500 euros par personne, un tarif qui, face à la flambée des prix occasionnée par le conflit, paraît désormais raisonnable. Cependant, les vacanciers expriment des craintes quant à la fiabilité de l’opération. « On a du mal à faire confiance. À chaque fois qu’on appelle, tout est en anglais ici. Donc, on ne sait pas à chaque fois si on est en lien avec les vrais services ou pas », s’inquiète la Montpelliéraine.

Elle souligne également le manque de réactivité des autorités françaises face à cette situation délicate. À l’heure actuelle, environ 400.000 ressortissants français se trouvent bloqués dans une quinzaine de pays affectés par l’escalade du conflit au Moyen-Orient. Cette situation met en exergue les défis auxquels font face les vacanciers, souvent laissés à eux-mêmes en de telles circonstances.

La situation de cette Montpelliéraine est emblématique des difficultés rencontrées par des centaines de Français tentant de rentrer chez eux dans un contexte international troublé. Les efforts collectifs, bien que louables, soulignent l’urgence d’une réponse plus structurée de la part des autorités compétentes.