La primaire de gauche de 2026, prévue pour cette semaine, se caractérise par un corps électoral réduit à 140 282 inscrits, une situation qui rappelle davantage un congrès du Parti socialiste qu’un véritable scrutin démocratique. Ce chiffre, annoncé le lundi 5 octobre, contraste fortement avec les 1,7 à 1,9 million de votants qui avaient participé aux deux tours de la primaire de 2012.
EN BREF
- 140 282 inscrits pour la primaire de gauche, un chiffre très en dessous des attentes.
- Les débats télévisés n’ont pas suffi à dynamiser la participation.
- Le vainqueur devra faire face à la question de l’alliance avec La France insoumise pour la présidentielle.
Patrick Mennucci, président de la commission d’organisation, a exprimé l’espoir que ce nombre, bien que faible, représenterait une unité autour du futur candidat. Toutefois, il semble clair que cette situation soulève des interrogations sur la légitimité du futur champion de la gauche, surtout dans le contexte de l’élection présidentielle à venir.
Il est à noter que, malgré un attrait pour les débats organisés, qui ont permis d’attirer de nouveaux électeurs au sein du Parti socialiste et de Place publique, le nombre total d’inscrits reste modeste. Patrick Mennucci a mentionné que le PS et Place publique avaient doublé leurs adhérents par rapport à 2025, mais cela ne compense pas la faiblesse du taux de participation prévu pour la primaire.
Le profil des électeurs inscrits semble également pencher vers un public déjà familiarisé avec les valeurs socialistes, qu’il s’agisse d’adhérents actuels ou anciens. Raphaël Glucksmann, candidat à cette primaire, a intensifié ses déplacements dans des fédérations, notamment en Occitanie, dans l’Hérault et la Seine-Maritime, afin de consolider son soutien parmi les militants socialistes et les sympathisants de Place publique.
De son côté, Olivier Faure, actuel premier secrétaire du Parti socialiste, mise sur sa position pour renforcer sa campagne. Un de ses soutiens a déclaré : « Pour énormément de responsables de fédération, ça leur déchire le cœur d’appeler à voter pour quelqu’un qui n’est pas socialiste. » Faure s’efforce de mobiliser les réseaux, les fédérations et les élus, en gérant la situation comme on le ferait dans le cadre d’un congrès.
À l’issue de cette primaire, le/la vainqueur(e) devra se projeter vers la campagne présidentielle. Cela soulève une question cruciale pour la gauche : doit-on envisager une alliance avec La France insoumise pour maximiser les chances de succès dans les mois à venir ? Ce dilemme, qui a agité les débats au sein des partis de gauche, reste à résoudre et pourrait bien influencer le résultat des élections à venir.
Dans un climat politique tendu, il est essentiel que le futur candidat parvienne à rassembler non seulement les militants de base, mais également à élargir son soutien au-delà des cercles traditionnels. La primaire de cette année pourrait donc être déterminante, non seulement pour le Parti socialiste, mais pour l’ensemble du paysage politique français.