Chaque année, une retraitée de Montcenis, en Saône-et-Loire, consacre une partie de ses économies à des dons pour des associations. Cependant, cette année, un incident inattendu a terni son geste généreux. Le 18 janvier dernier, elle a découvert avec étonnement que son chèque de 80 euros destiné à la Croix-Rouge avait été débité pour un montant de 300 euros, laissant place à des interrogations et une profonde inquiétude.
EN BREF
- Une retraitée envoie un chèque de 80 euros à la Croix-Rouge.
- Elle découvre un débit frauduleux de 300 euros sur son compte.
- La banque confirme l’utilisation d’un chèque contrefait.
Cette habitante de Montcenis, qui a l’habitude de faire des dons, avait envoyé près de 2 200 euros à sa mutuelle et à plusieurs associations à la fin de l’année 2025. Malheureusement, elle n’a pas reçu de retour concernant son paiement à la mutuelle et, plus alarmant, les autres associations n’ont pas non plus reçu de chèques de sa part.
Face à cette situation, la retraitée a immédiatement alerté sa banque. En première instance, celle-ci a évoqué une simple « erreur informatique » et non une fraude. Bien que cela ait pu l’apaiser temporairement, elle a rapidement réalisé qu’il s’agissait d’une situation bien plus sérieuse.
Indignée par cette négligence, la Monticinoise a décidé de mener sa propre enquête. Elle a découvert que la contrefaçon des chèques était possible grâce à l’utilisation d’une simple imprimante. En effet, les chèques comportent des éléments tels que le numéro du chèque, le numéro de l’institution financière, ainsi que les douze chiffres du compte à débiter, rendant possible la reproduction frauduleuse.
Le 27 janvier, son banquier lui a confirmé avec stupéfaction que le numéro de chèque en question correspondait effectivement à son chèque de 80 euros. Cela faisait 25 ans qu’il exerçait dans ce domaine et il n’avait jamais été confronté à une telle situation. L’enquête a révélé que le paiement frauduleux avait été effectué à partir d’un chèque domicilié à une agence d’une banque concurrente à Nantes, qui reste injoignable.
La retraitée, bien que soulagée d’avoir obtenu un remboursement de la part de sa banque, a décidé de changer ses méthodes de paiement. Elle a maintenant l’intention de privilégier les virements ou les prélèvements automatiques pour éviter de futures déconvenues. Elle met également en garde les autres donateurs en les incitant à vérifier que leurs dons parviennent bien aux associations qu’ils soutiennent.
Cette affaire souligne les risques potentiels liés à l’utilisation des chèques, même pour des dons de bonne foi. Dans un contexte où la fraude bancaire est en hausse, il est essentiel pour les citoyens de rester vigilants et de choisir des méthodes de paiement sécurisées. La prudence s’impose, surtout lorsque des sommes d’argent sont en jeu, même si celles-ci sont destinées à des œuvres caritatives.