La mobilisation contre la vie chère s’intensifie à l’approche d’une semaine riche en événements, marquée par des actions de blocage et des grèves. Le samedi 31 octobre 2026, après une troisième journée de manifestations qui a rassemblé 320 000 personnes selon les autorités, les organisations mobilisées prévoient une amplification de la contestation.
EN BREF
- 320 000 manifestants en France le 31 octobre, selon les autorités.
- Des blocages de lycées et universités prévus dès le 2 novembre.
- Grève interprofessionnelle le 5 novembre, avec appel à la convergence des luttes.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de mécontentement général, où la colère ne faiblit pas. Ce mouvement, né mi-septembre, se nourrit des revendications croissantes pour une meilleure prise en charge des difficultés économiques rencontrées par de nombreux Français. Les actions prévues pour la semaine pourraient marquer une étape décisive dans cette lutte.
Le président de l’organisation Les Lycéens !, Pierre Sourzat, a annoncé un blocage des établissements scolaires dès le 2 novembre. Il a clairement indiqué que, malgré une montée en puissance attendue à partir de mardi, certains lycées commenceront à être bloqués dès lundi. Pour lui, les mesures annoncées par le gouvernement sont largement insuffisantes pour répondre aux préoccupations des jeunes, notamment en ce qui concerne l’accès à l’enseignement supérieur.
Les syndicats lycéens et étudiants, dont l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante, cherchent à relancer le mouvement en bloquant les établissements scolaires et universitaires. Ils dénoncent également les restrictions imposées aux manifestations, qui limitent la capacité d’expression des revendications.
Le point culminant de cette semaine de mobilisation est prévu pour le jeudi 5 novembre, lors d’une journée de grève interprofessionnelle. Cinq organisations syndicales, dont la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU, appellent à des manifestations qui toucheront à la fois le secteur public et le secteur privé. Les syndicats estiment qu’une mobilisation massive est à prévoir, avec des revendications axées sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.
La Coordination des Gilets jaunes, quant à elle, ne se limite pas à la journée de grève du jeudi. Dans un communiqué, elle appelle à soutenir cette action tout en prévoyant des prolongements de la mobilisation les 6 et 7 novembre, avec un événement majeur : l’« acte IV » des Gilets jaunes, qui devrait donner lieu à de nouvelles manifestations à travers le pays.
Les Gilets jaunes visent à renforcer leur présence sur le terrain en multipliant les actions et les blocages, avec l’intention de généraliser la grève. Ce nouveau mouvement est désigné sous le terme « six-seven populaire », en référence aux jours de mobilisation des 6 et 7 novembre. Les organisateurs espèrent que cette nouvelle séquence permettra d’attirer encore plus de participants et de donner un nouvel élan au mouvement.
En parallèle, la Coordination des Gilets jaunes annonce son intention d’organiser une « assemblée des assemblées » les week-ends des 21 et 22 novembre ou des 28 et 29 novembre. L’objectif est de rassembler différentes organisations engagées dans la contestation, allant des assemblées citoyennes aux collectifs interprofessionnels. Cette initiative vise à renforcer la solidarité contre les discriminations, en faisant de l’unité un rempart face aux injustices sociales.
En somme, cette semaine de mobilisation s’annonce cruciale pour les différentes organisations engagées dans cette lutte. Les Gilets jaunes et les syndicats espèrent une convergence des luttes qui pourrait redynamiser le mouvement, tout en mettant une pression supplémentaire sur le gouvernement pour qu’il réponde aux revendications exprimées par les manifestants.