Anne Deneuchatel, une quinquagĂ©naire française, a rĂ©cemment dĂ©cidĂ© de porter plainte contre des banques aprĂšs avoir Ă©tĂ© victime d’une escroquerie qui lui a coĂ»tĂ© 830 000 euros. Elle avait cru entretenir une liaison avec la star de cinĂ©ma Brad Pitt, mais a dĂ©couvert qu’elle avait Ă©tĂ© manipulĂ©e par un arnaqueur se faisant passer pour l’acteur. Son histoire, rĂ©vĂ©lĂ©e en janvier 2025 dans l’Ă©mission Sept Ă Huit de TF1, a suscitĂ© une vague de moqueries et de harcĂšlement sur les rĂ©seaux sociaux.
EN BREF
- Anne Deneuchatel a été escroquée de 830 000 euros par un individu se faisant passer pour Brad Pitt.
- Elle porte plainte contre les banques qui ont validé ses transactions jugées suspectes.
- La quinquagénaire souhaite obtenir une indemnisation pour le préjudice subi.
Cette mĂ©saventure a durĂ© prĂšs de deux ans, durant lesquels Anne Deneuchatel a cru Ă une relation amoureuse avec l’acteur. L’escroc, utilisant de faux selfies gĂ©nĂ©rĂ©s par intelligence artificielle, a exploitĂ© ses Ă©motions en prĂ©tendant souffrir de problĂšmes de santĂ© nĂ©cessitant des fonds considĂ©rables pour des soins mĂ©dicaux. Les faux messages avaient pour but de manipuler la victime, qui a fini par rĂ©aliser l’ampleur de l’escroquerie.
Les dĂ©tails des transactions sont particuliĂšrement rĂ©vĂ©lateurs. Parmi les 18 virements qu’elle a effectuĂ©s, certains portaient des libellĂ©s tels que « OpĂ©ration Mr William Bradley Pitt » ou « Transplantation rein William Bradley Pitt Clinic Mayo Dr Hatem ». Ces descriptions, pour le moins absurdes, n’ont pas alertĂ© les banques sur le caractĂšre suspect des opĂ©rations. Selon l’avocat d’Anne Deneuchatel, « il y a au minimum 400 000 Ă 500 000 euros sur les sommes totales de transactions qui nâauraient jamais dĂ» passer le contrĂŽle minimal des banques », soulignant ainsi les dĂ©faillances des Ă©tablissements concernĂ©s.
La dĂ©cision d’Anne Deneuchatel de porter plainte intervient un an aprĂšs la rĂ©vĂ©lation de son histoire. Le harcĂšlement qu’elle a subi sur les rĂ©seaux sociaux a exacerbĂ© sa dĂ©tresse psychologique, provoquant une grave dĂ©pression. Dans ce contexte, elle espĂšre que son action en justice incitera les banques Ă renforcer leurs contrĂŽles pour Ă©viter que de telles situations ne se reproduisent.
« Il y a des failles et cela ne doit plus se reproduire », a-t-elle dĂ©clarĂ©, exprimant sa dĂ©termination Ă obtenir une rĂ©paration financiĂšre proportionnelle Ă ce qu’elle a perdu. Au-delĂ de l’indemnisation, elle souhaite Ă©galement sensibiliser le public aux dangers des arnaques en ligne et Ă l’importance d’une vigilance accrue de la part des institutions financiĂšres.
Ce cas met en lumiĂšre les enjeux de la sĂ©curitĂ© bancaire et de la responsabilitĂ© des Ă©tablissements financiers face aux fraudes. Alors que le numĂ©rique facilite les transactions, il expose Ă©galement les particuliers Ă des risques accrus. Dans un monde oĂč les faux profils et les arnaques en ligne se multiplient, il est crucial que chacun prenne conscience des dangers potentiels qui guettent sur Internet.
La plainte dĂ©posĂ©e par Anne Deneuchatel pourrait avoir des rĂ©percussions significatives sur les pratiques bancaires, incitant les institutions Ă revoir leurs protocoles de validation des transactions. EspĂ©rons que cette affaire serve d’exemple pour amĂ©liorer la protection des consommateurs face Ă la montĂ©e des escroqueries en ligne.